Culture : Bientôt la sixième édition du festival de la création cinématographique de Guinée

La Guinée abritera du 18 au 20 avril prochain dans la préfecture de Coyah, la sixième édition du Festival de la Création Cinématographique de Guinée FCCG avec pour thème ‘’Les industries culturelles et créatives, opportunités d’emploi et de richesse’’. Une annonce faite ce jeudi 21 mars à Conakry, par le groupe Holowaba initiateur du projet en partenariat avec l’Office du cinéma.

Autrefois appelé Festival des premiers films à la première édition, ce festival reçoit chaque année des réalisateurs venus d’Afrique et de la Diaspora porteurs de courts métrages d’une à trente minutes maximum. Cette année, les initiateurs ont mis un accent particulier sur la migration clandestine et ceux qui seront en compétition devront produire des courts métrages qui exposent les enjeux de cette migration clandestine.

Selon Noel Lamah, DGA de l’Office du Cinéma, initiateur du festival, cette sixième édition a une grande particularité « Délocaliser le festival c’est dans l’optique de la décentralisation de l’action culturelle, c’est une opportunité de pouvoir faire des choses avec la population de Coyah, mettre un focus sur le potentiel humain, touristique, artistique et industriel de la zone de Coyah.Les lieux de loisir, les hôtels de Coyah sont aussi déterminés à accueillir les festivaliers mais aussi la chaine alimentaire. C’est une source d’économie» annonce-t-il.

Par rapport à la compétition, M. Lamah indique qu’il y’a deux catégories « il y’a une Compétitions internationale réservée aux films académiques ou professionnels et celle nationale c’est-à-dire, faire un clin d’œil à tous ceux qui sont venus au cinéma par amour qu’on appelle réalisateurs amateurs notamment des réalisateurs de films populaires » indique-t-il.

La question de migration clandestine étant une préoccupation pour les institutions nationales et internationales, l’OIM envisage d’accompagner les organisateurs « Nous voulons que les candidats réalisent des films courts sur les dangers de la migration irrégulière, les conditions de vie difficiles en Europe, sur les réalités locales. C’est un concours de sensibilisation, que ces artistes nous disent comment ils voient l’avenir du jeune guinéen. Pour cela nous allons renforcer le festival en terme de matériels, au lieu de donner de l’argent, nous avons pensé à des matériels pratiques notamment des ordinateurs, un téléphone une tablette et un appareil photo » annonce Mohamed Doumbouya cellule de communication du l’OIM en Guinée.

L’ambassade de la France en Guinée  prendra également part à cette rencontre pour que le secteur du cinéma soit développé en Guinée. Pour que le septième art soit développé en République de Guinée, Noel Lamah notifie qu’il faudrait qu’il y’ait assez de productions locales qui racontent des histoires guinéennes et qui pourront impacter les autres nations.

Hassatou Lamarana Bah

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