Conakry: Plusieurs prisonniers politiques de Alpha Condé recouvrent leur liberté

Cette libération intervient après les décisions du CNRD ordonnant la réouverture des bureaux et siège de l’UFDG, le démantèlement des PA installés dans la commune de Ratoma.

Ils étaient au nombre de 79, tous arrêtés en marge des manifestations politiques contre le pouvoir de Alpha Condé, à recouvrer leur liberté dans la soirée de ce mardi 07 septembre.

Ils étaient accompagnés de leurs avocats. Me Mohamed Traoré, responsable du collectif des avocats des prisonniers politiques, revient sur le processus qui a abouti à la libération de ses clientS « Suite à l’annonce faite hier par le comité national du rassemblement pour le développement, nous nous sommes réunis ce matin sous l’égide du secrétaire général du ministère de la justice, en présence du procureur général et du directeur de l’administration pénitentiaire. Une commission restreinte a été constituée à l’effet de faire la liste des personnes qui doivent être libérées. Il s’agit des personnes considérées comme étant arrêtées en raison de leur opinion politique ou des personnes qui ont pris part à des mouvements de protestation. Il y a également le dossier des militaires. Mais dans un premier temps, nous nous sommes entendus sur deux listes concernant des détenus civils. Des détenus qui relèvent du tribunal de Dixinn et des détenus qui relèvent du tribunal de Mafanco. C’est pour cette raison qu’on a fait les deux listes. Donc, en ce qui concerne les deux listes, l’ordre de mise en liberté a été déjà signé par le procureur général Diawara, et ces personnes peuvent être libérées incessamment. En ce qui concerne les militaires, comme ils sont nombreux et disséminés à travers le pays, pour ne pas prendre le risque d’en oublier certains, nous avons décidé de nous retrouver demain ou après-demain pour pouvoir les recenser tous », a-t-il expliqué avant de préciser que les listes établies concernent les personnes arrêtées lors des manifestations contre le changement de la constitution et lors des violences qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre 2020.

« Cela concerne les dossiers qu’on peut appeler dossier Ousmane Gaoual et autres, et un deuxième qu’on a appelé l’incendie du train minéralier. Et pour Mafanco, il s’agit des personnes arrêtées dans le cadre de mouvements de protestation. Pour les militaires qui sont détenus à Soronkoni, il a été instruit au procureur de Kankan de recenser ces personnes et de remonter leur liste », a indiqué l’ancien bâtonnier.

À signaler qu’une réunion de concertation s’est tenue ce matin entre le secrétaire général du ministère de la justice, le procureur général, le directeur de l’administration pénitentiaire et le collectif des avocats des détenus politiques. Elle a permis de dresser une liste de 79 prisonniers du régime Alpha Condé, conformément aux instructions de la junte militaire qui a renversé l’ancien président guinéen.

Mansaré Naby Moussa 628-030-370

Avis Facebook pour l’UE! Vous devez vous connecter pour afficher et publier des commentaires FB!
In the news
Load More
%d blogueurs aiment cette page :