Conakry : Plusieurs enseignants venus pour une formation abandonnés par le MENA

27 enseignants, tous professeurs de français, venus de Fria, Dubréka, Forécariah, Coyah et Télémelé, pour une formation, financée par l’Agence Française de Développement (l’AFD), en collaboration avec le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, dans le cadre du « renforcement des capacités des formateurs« , se trouvent actuellement abandonnés à Conakry. Du moins c’est que dénonce au nom de ses collègues, Moussa Diané, l’un des participants.

  Selon notre interlocuteur, les conditions avancées par le Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation n’ont pas été respectées. Aujourd’hui, lui et ses collègues enseignants se sentent abandonnés.

«  Au début de la formation, le ministre de l’éducation nationale, en l’occurrence le Pr Bano était passé ici, en présence de la représentante de l’Agence Française de Développement en Guinée. Le ministre avait fait savoir qu’il tenait beaucoup à ce projet pour que l’enseignement puisse être de qualité. En même temps il avait pris des engagements pour ce qui était lié aux prises en charge, qui allaient être faites par le MENA, notamment la prise en charge liée au transport, à l’hébergement et la restauration. Dès le premier module au mois de novembre, le département de l’éducation s’était acquitté de cet engagement. Il nous a accordé un montant de 2 millions soit 400 mille/jour.

Et après le premier module, au deuxième module quand nous sommes venus, à notre grande surprise, contrairement à l’engagement qui a été pris par le ministre de l’éducation, ça n’a pas été du tout respecté. Nos collègues qui viennent de Fria et Télémelé étaient beaucoup déçus, il y’a beaucoup d’entre eux d’ailleurs qui étaient obligés de s’endetter. Donc on s’est plaint dans ce sens-là, mais on nous a rassurés de prendre le courage et de continuer. Nous sommes revenus pendant le troisième module, on a constaté une réduction du montant. Tant bien que mal on l’a accepté difficilement, mais on l’a accepté quand même. Mais à partir du troisième module, le quatrième module, même le repas de midi qui était accordé aux enseignants, ce repas n’est plus à notre porté, il n’y a que l’AFD qui accepte de nous offrir un sandwich et un jus tous les jours», dit cet enseignant venu de Coyah.

Et d’ajouter : « Pour ce qui est du département aucune des prises en charge promises n’est effective, même les partenaires français qui sont là ne sont pas du tout satisfaits de la manière dont les choses se passent ».

Est-ce que des démarches ont été menées dans ce sens ? Il répond : « Effectivement nous avons interpellé la représentante de la coopération française, elle nous a fait savoir que pour ce qui est de la prise en charge, la coopération française s’est acquittée, que le décaissement a été fait ».

Face à ces manquements, ces enseignants menacent de bouder la formation : « Nous sommes en contact avec certains collègues, nos collègues qui sont du côté de l’intérieur. La dernière session qui reste (sixième module), si toute fois la prise en charge qui avait été promise par le département, pour ce qui est lié au transport, à l’hébergement et la restauration, si ces conditions ne sont pas prises en compte par le département du MENA, on décide de surseoir à la formation », a lancé Moussa Diané.

Cette formation a débutée depuis le mois de Novembre, après un test qui a mis en compétition 700 professeurs de français, dont 300 retenus pour partciper à une série de six modules afin de former d’autres professeurs de français en situation de classe.

Joint au téléphone par notre rédaction, le responsable service formation au MENA, nous a fait savoir qu’il n’est pas autorisé à s’exprimer sur le sujet, de joindre le bureau de l’AFD, tout en nous faisant croire qu’il n’a aucune information sur la situation.

Mansaré Naby Moussa 628-030-370

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