Conakry/Occupation anarchique des bordures de route : un danger pour les usagers de la route

L’occupation anarchique des vendeuses en bordure des routes principales, créent des grincements de dents chez les usagers de la route. Ce problème qui au vu et au su des dirigeants, a d’énormes conséquences pour ces vendeuses mais chez les passants. Le trafic est souvent au ralenti à ces endroits, syndicats de marchés, vendeuses, chacun se rejette la responsabilité.

Sur le tronçon Tannerie-Matoto CBK, elles sont nombreuses ces femmes qui envahissent à la lueur du jour les bordures de cette route, une situation qui crée des embouteillages intempestifs. Selon Mamadou Aliou Diallo, syndicat sur ce tronçon, c’est un refus catégorique des femmes refusent de quitter ces bordures de route « Quand tu leur dis de quitter pour que les chauffeurs puissent garer leur véhicule, elles refusent catégoriquement, quand le chauffeur essaie de foncer c’est pire, elles commencent à profaner des injures. Il n’existe pas un lieu où garer, pour que les passager puissent descendre » argumente-t-il.

Si M. Diallo soutien que c’est un refus des vendeuses de quitter les bordures de routes, elles cependant ont une autre analyse de la situation qui devient inquiétante « Le gouvernement n’a pas construit de marché pour que nous quittions les bordures de route et les marchés qui existent sont impraticables. Les administrateurs des marchés donnent les places par affinité ou à ceux qui ont payé de l’argent en coulisse, donc nous sommes tenues obligées de risquer nos vies, nous avons des bouches à nourrir » dénonce Kadiatou Sylla vendeuse de piments frais.

Assise dans sa voiture, la mine serrée à cause de l’embouteillage, Mariama Ciré Diallo gestionnaire invite de son côté le gouvernement à prendre des mesures idoines contre cette problématique « je lance un appel solennel au gouvernement de prendre des dispositions, car nous sommes gênés d’une manière générale. Quand tu roules, tu préfères toucher la voiture d’une autre personne que de faire tomber leurs marchandises, puisque c’est là qu’elles vont se constituer pour t’insulter. Et si tu ne gares pas bien, ce sont les policiers qui viennent remorquer ta voiture et tu es obligé de payer 200 à 500 mille GNF » lance-t-elle.

Interrogées hors micro, plusieurs d’entre elles ont aussi témoigné le fait de rester en bordure de route est un moyen sûr d’écouler rapidement leurs marchandises. Une situation qui devrait interpeller les dirigeants, à se pencher sur ce problème qui devient inquiétant du jour au lendemain.

Hassatou Lamarana Bah

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