Conakry: Des armes de guerre saisies avec des civils en complicité avec des militaires

La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a présenté aux hommes de médias une quantité importante d’armes de guerre ce mercredi 25 mars 2020. Ces armes ont été saisies par les services de la gendarmerie nationale dans des mains des civils en complicité avec des militaires. Les mis en cause sont au nombre de 7 à la tête l’adjudant Mamadou Saidou Diallo alias Doss en service au Bataillon Autonome des Troupes Aéroportés (BATA ) qui ravitaillait monsieur Samba NDao, un sujet malien résidant en Guinée et qui vendait ces armes.
Fabou Camara, commissaire central de la police judiciaire revient sur les différents types d’armes saisis au cours de 3 opérations.

« À cette occasion, le 6 mars dernier, il a été trouvé sur Mamadou Saidou 5 armes de type PMAK dont 3 à l’état neuf, 10 canons de PKM communément appelé FM, tout est à l’état neuf. Et une caissette de cartouche dont 2 caissettes de 12 mm et 18 caissettes.
Nous avons mené des investigations et aboutir à ceci auprès de M. Samba NDao qui déclarait qu’il est approvisionné en arme et en munitions par certains éléments militaires et que lui est chargé de la commercialisation.
Nos enquêtes ont permis, à savoir le 13 mars ,de saisir ce monsieur Samba NDao à son domicile à Mafanco des pièces d’armes suivantes: Le fusil d’assaut de type PMAK, 13 fusils dont 9 à l’état neuf, les fusils PKMFM. Nous avons trouvé 4 en bon état et 3 autres en pièces. Nous avons trouvé des roquettes antichar qu’on appelle les roquettes RPG. Nous avons trouvé 11 grenades. Ensuite, nous avons trouvé un type de Lance-roquettes de type ARRC. Au point 5 nous sommes avons trouvé 7 carabines. Au point 4 nous sommes avons des canons fusils: 1, les munitions, nous avons trouvé 6 caissettes de munitions. Aussi nous avons trouvé 7 paquets de munitions de PA (des pistolets) etc…, » a expliqué Commissaire Fabou.

Selon le commissaire central de la police judiciaire , ces armes étaient utilisées dans le cadre du trafic.

«Si au début ces armes étaient destinées à certains pays limitrophes, il a été révélé par ces mêmes personnes que ces armes là, elles n’ont pas eu l’occasion de les envoyer à l’étranger. Cela sous-entend, n’étant pas à l’étranger, stockées dans le maisons ici, ces armes-là trouvaient porteurs sur place ici».
À l’interrogatoire, Mamadou Saidou Diallo a effectivement reconnu la nature des armes.
« Je suis interpellé pour cas de trafic d’armes. On a saisi 20 caissettes, 20 canons etc… J’avais un contact qui s’appelle Samba NDao . Il les achetait et les envoyait à Bamako. Je vendais un PMAK à 2500 000gnf. Je vends les caissettes à 3 millions, les canons à 300 000gnf. C’était ma première fois avec Samba NDao », a reconnu l’adjudant.

Pour mettre fin aux crimes et trafics d’armes, le commissaire central de la police judiciaire demande l’appui et la collaboration de tous les citoyens.

Mouctar Kalil Camara

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