Campagne électorale: “Coin Sombre de Kaloum” appelle à un discours apaisant

Les membres de la structure Coin Sombre de Kaloum ont à nouveau animé une conférence de presse, ce mercredi. Objectif de cette sortie est d’orienter les discours politiques dans un sens de l’unité nationale pendant cette période de campagne électorale afin de sauvegarder le tissu social.
La structure Coin Sombre de Kaloum part d’un constant alarmant des élections précédentes. Dans la déclaration ci-dessous, Mamoudou Stratège Traoré, coordinateur de ladite structure revient définit les défis qui les attendent:

Durant cette période de campagnes électorales,
j’ai décidé de porter ma réflexion sur le discours politique guinéen à mettre au cœur de l’apaisement vers les élections prochaines.  Donc mon allocution portera sur la communication politique qui devra prévaloir en cette période.

MESDAMES ET MESSIEURS

Le choix du système politique qu’a opté notre pays la Guinée au bout de longues années de luttes, n’est rien d’autre que L’INTRONISATION DU CITOYEN, en tant que seul capable de décider et de choisir ses dirigeants, dans une période bien déterminée par la grande constitution, régulatrice de la vie de notre pays. Autrement dit, ce choix est la démocratie, le seul système politique qui véritablement investit en chaque citoyen, le pouvoir le plus puissant que puisse posséder un citoyen dans nos sociétés actuelles ; le vote.

Voter ou élire pour chaque citoyen devrait être avant tout, un moment de retrouvailles, de convivialités, et de   renouements à ses conviction et principe de base. Les premiers athéniens voyaient de leurs assemblées comme une occasion de mettre en lumière leur art. Les esprits les plus futés et les patriotes les plus dévoués s’y donnaient à cœur joie d’apporter la qualité au débat de la construction de la cité. D’emblée, ces assemblées n’étaient qu’une gymnastique intellectuelle. Cette fouille dans les archaïsmes grecs n’est pas anodine, elle permet d’entrevoir à travers la convocation populaire (le vote) une communion d’allégresse et de talents entre les fils d’une nation. Par conséquent, la fidélité à cette tradition devra guider le discours politique des tenants de tout système de gouvernance revendiquant une certaine forme de démocratie.

En Guinée, il n’est plus une intrigue entretenue entre les hiérarques de la mouvance encore moins entre ceux de l’opposition que la date des élections sera le 18 octobre. Chaque parti a levé ses étendards et l’heure est à la conquête de l’adhésion du citoyen souverain. Le parti au pouvoir et les partis de l’opposition ne tardent plus à battre les pavés dans certaines circonscriptions du pays. Les langues se délient, les professionnels de la chose politique n’hésitent plus à donner libre cours à leurs idéaux les plus chers, qui nourrissent chaque goutte de leur sang. Sauf que très malheureusement, il n’est pas rare que les sentiments peu orthodoxes, chez certains challengers interfèrent dans le discours politique adresser à la nation. Les cris d’orfraies, la calomnie ou encore chercher à jeter le discrédit sur ses adversaires, sont en passe de devenir une tradition dans la communication politique dans notre pays, chose qui n’est pas emprunts extérieurs. Désormais le vulgaire entend prendre les reines dans le discours, il faut plus que jamais le sauver : LE DISCOURS POLITIQUE DEMOCRACTIQUE EN GUINEE.  C’est pourquoi, sans perdre de vigilance et de tomber dans l’émotionnel le plus vil que soit, l’heure est au rappel à certaines éthiques. L’inévitable interrogation est d’ores et déjà de se demander quel discours politique a t-on besoin durant ces périodes de campagne ? comment maitriser le pouvoir des mots et les orienter de manière à ce qu’il garantisse la paix et la stabilité sociale ?

La Guinée n’est pas une famille politique mais elle est une famille et doit la rester. Car une famille la moindre que soit n’est pas à l’abri de divergences, de complexités ou voire de diversité. La diversité dans une Guinée à quatre régions opposées à toute thèse soutenant une famille guinéenne est preuve de manque de pertinence. La famille est avant tout, ceux réduits aux mêmes besoins ; aux mêmes problèmes et aux mêmes ambitions. Bien-entendu, tous les guinéens de n’importe quel bord social, régional ou politique sont épris d’une seule envie : L’EMERGENCE ET LE DEVELOPPEMENT DU PAYS.  Et s’il y’ a un ennemi commun à tous les guinéens, qu’ils fuient sans exception aucune comme la peste est : LA PAUVRETE.  Partant de cette grille de réflexion, ayant un ennemi commun et un but commun, les guinéens sont plus que jamais unis que divisés par les affinités linguistiques ou culturelles. Le discours du politique devrait en être conscient. Il faut intimer au politique guinéen que la tolérance ne lui sera point permise. L’étendard sera désormais : Halte à la calomnie, à la haine, à l’amateurisme et aux subversions divisionnaires. Qu’exige alors le caractère du prochain discours politique en Guinée.

D’emblée, la communication politique en Guinée devra avoir comme seul nœud, la garantie de la quiétude sociale, l’accalmie et la tolérance. Depuis dix ans, les incessants cris d’orfraie émis ci et là ont entrainé de milliers de guinéens dans un précipice insondable. Certains ont péri et d’autres ne se reconstruiront jamais. La communication politique est la seule responsable au tribunal de l’histoire Guinéenne. C’est pourquoi, l’objectivité dans le discours des leaders dans le cadre des élections futures, celles du 18 octobre, devra obligatoirement être orientée vers la préservation du tissu social, des acquis socio-politiques, le tout concourant à une période post-électorale apaisée. Attiser les affinités vaines, véritables creuset de la terreur et du fanatisme politique est une manœuvre à bannir et non digne d’un politique sérieux. Rassembler autour des objectifs bien précis, assortis des prévisions est la clé que devra posséder le futur champion guinéen.

En Guise de libations au Zeus seigneur, il est à rappeler que la Guinée a plus besoin d’une période électorale aussi apaisée qu’harmonieuse, car, c’est le seul socle présent dont elle a besoin pour poursuivre sa marche résolue vers l’émergence et le développement.

Nous avons un seul ennemi ; la Pauvreté et un seul but le développement.

Vive la Guinée
Que Dieu bénisse la Guinée.

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