Boké/préparatifs de l’aïd-el-Fitr : les citoyens de Kolaboui ont du mal à avoir de la viande

A quelques heures de  la célébration de la fête de l’aïd el-Fitr, la viande connait une augmentation du prix et devient de plus en plus rare dans la sous-préfecture de Kolaboui.

Chez les musulmans, il est de coutume après avoir jeûné le ramadan, de passer cette journée de l’Aïd el-Fitr dans la réjouissance. C’est pourquoi chacun se met dans le confort possible selon ses moyens. Tel que s’habiller et trouver abondamment de la nourriture.

Sauf que dans ce contexte actuel de l’épidémie qui frappe le monde de plein fouet, freine toutes les activités, provoquant une crise et la hausse des denrées alimentaires sur le marché guinéen.

Le constat est palpable dans la sous-préfecture de Kolaboui dans la région de Boké. Depuis la journée d’hier, beaucoup se dirigent vers la boucherie pour se trouver de la viande.

Mais très malheureusement pour en avoir un kilo de viande, devient un véritable parcours de combattant pour les chefs de foyer, comme nous explique Mariama Camara rencontrée à la boucherie du centre « je suis là depuis 7h, ici le kilo est revendu à 35 mille, même si le prix n’a pas bougé mais je n’ai jusqu’à présent rien eu, je suis même épuisée » Se lamente-t-elle.

A Kareki un village périphérique du centre-ville, là-bas le kilo est vendue à 40 mille GNF selon les témoignages recueillis sur place. 

D’après plusieurs personnes rencontrées en pleine bousculade, la réflexion n’est plus à combien vont-ils payer le kilo, mais comment en avoir, car la quantité offerte sur le marché est plus faible que la demande de la population de cette zone, qui ne fait qu’accroître depuis l’arrivée des entreprises minières.

Hassatou Lamarana Bah

In the news
Load More
%d blogueurs aiment cette page :