Boké: Les étudiants de l’ENI boudent les cours pour non-paiement de leurs bourses d’entretien

Les étudiants de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Boké ENI ont déclenché une grève depuis ce mercredi 07 avril 2021. La raison évoquée c’est le non non-paiement des bourses d’entretien de 6 mois qui équivalent à un millions quatre-vingt mille francs guinéens 1.080.000 GNF.

Ces étudiants orientés dans les Ecoles Normales d’Instituteurs suite à leur admission au baccalauréat unique ont décidé d’aller en grève tout en arrêtant les stages pratiques.

Sabine Mara, élève maîtresse en deuxième année à l’ENI décline les motifs de leur mouvement.

« depuis 6 mois on n’a rien perçu, sinon chaque trimestre on nous remet 540 mille, avec ça on peut au moins se débrouiller. Parmi nous il y en a qui paye jusqu’à 14 mille GNF pour aller dans leur écoles de stage, normalement même les primes de stage pratique que nous faisons dans les écoles élémentaires doivent être payées. Mais comme cela n’est pas acté, ce qu’on a l’habitude de prendre comme bourse d’entretien qu’on nous le remette au moins. Ils n’ont qu’à remplir leur devoir c’est tout. Il y en a qui viennent de N’Zerekore, d’autres Conakry, si on n’a pas cet argent comment allons-nous vivre?» S’interroge-t-elle.

Le directeur général de l’ENI de Boké reconnaît pour sa part, la légitimité de ces evendications.

« c’est leur plein droit de réclamer leurs bourses d’entretien. Ce n’est pas notre faute, plutôt celle du département, nous gérons ce qui est pédagogique, c’est le département qui a accusé du retard. Mais aujourd’hui c’est une situation qui concerne toutes les ENI pas seulement qu’ici. D’après nos informations, ce retard serait dû au changement de ministre. On les a sensibilisés de patienter, on est sur pied pour que d’ici l’ouverture le 12 avril, ils rentrent en contact de leur argent  » affirme-t-il.

Selon Sabine Mara, elle et ses camarades élèves maîtresses éprouvent d’énormes difficultés liées aux coûts actuels de la vie à Boké. C’est pourquoi elle  demande l’État guinéen d’avoir pitié d’eux.

Ces étudiants promettent d’observer cette grève en abandonnant les cours tant qu’ils ne sont pas rentrés en possession de leur dû, insiste Antony Jacob Sonomy chargé à l’organisation du mouvement de revendication.

Hassatou Lamarana Bah

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