Boké : La population de Kanfarandé exposée à plusieurs difficultés au quotidien

Située à 47 kilomètres de la préfecture de Boké, la Sous-préfecture de Kanfarandé Communément appelée Victoria couvre une superficie de 1.626 Km² pour une population estimée à 34.082 habitants répartis entre 15 districts et 99 secteurs. Dans cette localité où il fait bon vivre grâce au climat et la diversité de la flore, chacun mène une activité génératrice de revenu comme la pêche, l’agriculture, l’extraction de l’huile de palme et le petit commerce.

Cependant tout n’est pas rose à Kanfarandé ! Installé il y’a neuf mois comme maire de la commune rurale de cette localité, Abdoulaye Kaba a listé dans une interview accordée à notre rédaction, les difficultés que rencontre cette population.

Au prime abord, la route est impraticable, c’est une route poussiéreuse en saison sèche et boueuse en saison hivernale. Avec mélange de grosses pierres par endroit et les nombreux virages, il faut avoir une bonne technique pour y accéder « La SMB a arrangé la route jusqu’à Kaboé, de Kaboé à Kafarandé c‘est 32 kilomètres, c’est difficile d’y accéder » explique-t-il.

L’autre difficulté, c’est la traversée du fleuve que SMB est en train d’utiliser « le fleuve Dapilon c’est là-bas que la communauté passe pour chercher leur besoin quotidien soit à Kolaboui, soit à Kamsar, mais la traversée c’est tout à fait un problème par le passage des bateaux » signale-t-il.

A Kanfarandé, la couche la plus affectée aux problèmes au quotidien est celle féminine. Outre le panier de la ménagère, les femmes de cette sous-préfecture n’ont qu’un seul centre de santé qui n’a pas d’équipements adéquats ni un personnel « il n’y a qu’un chef de centre et deux matrones, il est difficile pour les femmes d’accoucher dans le centre. Il y’a la distance pour aller trouver les femmes enceintes dans leur foyer, on a des Agents Communautaires pour le déplacement des femmes enceintes mais ce n’est pas suffisant. Il peut y avoir des urgences et il faut qu’on l’évacue soit à Kamsar soit à Boké et certaines perdent même la vie au cours de l’évacuation » déplore-t-il.  

Côté éducation, peu d’enfants notamment les petites filles sont scolarisées, et un seul opérateur téléphonique est disponible à Kanfarandé. Abdoulaye Kaba a invité le gouvernement et les personnes de bonne volonté à leur venir en aide.

Hassatou Lamarana Bah

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