Bah Oury à ses détracteurs : « Dire qu’on ne dialogue pas avec le pouvoir…, c’est démissionné de son engagement politique »

Comme du berger à la bergère, le président de l’UDRG ne va pas sur le dos de la cuillère pour répondre à ses détracteurs suite à son adhésion au cabinet du chef file de l’opposition.

Bah Oury dit avoir mis l’intérêt de la Guinée avant tout. en affirmant que Mamadou Sylla peut aussi changer les choses en Guinée.

« J’enferme dans une bulle et de dire que tous ceux qui sont au pouvoir on ne les considère pas, on ne les reconnaît pas, on ne va pas dialoguer avec le pouvoir pour trouver des solutions pour le pays, c’est pratiquement démissionné de son engagement politique. En tant que responsable politique, ce qui nous intéresse c’est l’intérêt de tous les Guinéens quel que soit leur positionnement politique. La situation actuelle avec les problèmes auxquels notre pays est confronté, notre participation auprès du chef de file de l’opposition nous permet de faire prévaloir nos revendications et des propositions pour que la situation s’améliore pour l’ensemble des populations guinéennes. Est-ce qu’il faut fermer les yeux sur ce monde-là ? Tu crois qu’on peut dormir tranquille alors que certains sont enfermés ? Je ne pense pas. Et je crois que Mamadou Sylla peut aussi changer les choses en Guinée », tranche l’ancien vice-président de l’UFDG.

Sur la question de la fermeture des frontières guinéennes, le président de l’UDRG ne cache pas son inquiétude avant de s’en prendre à la décision du pouvoir d’Alpha Condé.

« La fermeture des frontières est un frein pour l’économie nationale. Je ne comprends pas cette décision du gouvernement qui est aussi en train d’appauvrir les guinéens. A cause de cette fermeture des frontières, la pauvreté est en train de s’élargir dans notre pays car toutes les catégories sociales sont impactées par ce blocage de longue durée de nos frontières. Pourtant un gouvernement quelque soit les raisons ne peut pas continuer à maintenir cette mesure qui aggrave la situation de pauvreté de sa population », a déploré Bah Oury avant d’interpeller l’Etat guinéen de faire face à ses responsabilités.

Mohamed Barry

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