Attaques des boulangeries à Conakry : « Si les dispositions ne sont pas prises, nous ne pourrons continuer à travailler»

Plus d’une dizaine de boulangeries ont été victimes d’attaques la semaine dernière à Conakry. Les derniers cas ont été enregistrés dans les quartiers de Bantounka 1 et Bantounka 2 dans la commune de Ratoma. De l’argent et des téléphones portables ont été emportés par les assaillants.

Selon Elhadj Alpha Oumar Sacko, président de l’UNBPG, c’est des hommes armés et habillés en tenue militaire qui se sont introduits dans des boulangeries pour se livrer à des actes de banditisme.

« Plus d’une dizaine de boulangeries ont été victimes d’attaques, des hommes en tenue militaire et cagoulés. Ils sont rentrés dans ces boulangeries en disant qu’ils étaient venus chercher de la drogue. Mais on retrouve la main de ceux qui disent qu’ils sont en train de chercher de la drogue dans les poches des gens. Entre temps ils ont pris des téléphones et de l’argent et ça dans les environs de 2 heures du matin. Il y a eu au total onze (11) boulangeries qui ont été attaquées du jeudi au vendredi…», a confié le président de l’Union nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée dans un entretien à Star21Tv.

Inquiet de cette menace qui pèse désormais sur la vie des boulangers à Conakry, M. Sacko sollicite l’implication de l’Etat tout en invitant ses confrères au calme.

« Même si je comprends l’inquiétude des boulangers, je les invite au calme. Nous allons partir vers le gouvernement pour trouver solution à ces attaques qui deviennent récurrentes contre les boulangeries. Parce que nous passons toute notre vie à travailler pendant que les autres dorment pour satisfaire les populations car tout le monde connaît la place du pain dans le quotidien des Guinéens. Pendant ce temps, il y a des gens armés et habillés en tenue militaire qui nous attaquent en nous empêchant de travailler. Si les dispositions ne sont pas prises par le gouvernement face à ce problème, nous ne pourrions continuer à travailler dans ces conditions », prévient-il.

Alors pour éviter au pays une nouvelle grogne des boulangers, « il est temps pour les autorités compétentes de statuer sur la sécurité de la corporation », conclut-il.

Mohamed Barry

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