Apparition d’une maladie cutanée chronique dans une famille à Kagbelén: « Un traitement existe… »

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Après avoir appris  sur les ondes de média de  l’apparition d’une maladie cutanée dans une famille à Kagbelen en, dans la périphérie de Conakry, et après visionnage de 2 photos de personnes atteintes de cette maladie à travers le lien :  https://www.imedias.net/guinee-06-personnes-dune-meme-famille-atteinte-dune-maladie-mysterieuse/, le médecin dermatologue Dr Ibrahima Traoré et son équipe sont à mesure de donner les premières impressions en attendant l’histoire dermatologique et d’autres investigations.

« Sur ce site en ligne, les patients déclarent que tout commence par des boutons, ensuite surviennent les plaies et le détachement de la peau. Ils se plaignent de démangeaisons intenses et de douleurs.

Sur ces 2 photos que nous avons trouvés sur le site « imedia », nous constatons sur le plan dermatologique des érosions, une sécheresse cutanée appelée Xérose et en quelques endroits, la destruction presque totale de l’épiderme qui est la couche externe de la peau (C’est d’ailleurs ce qui explique ces érosions) et donnant l’aspect d’une érythrodermie exfoliative. Nous voyons également 2 enfants chez lesquels nous notons des éruptions cutanées de nature urticarienne probablement qui ont persisté pendant longtemps et qui par la suite se transforment en éruption bulleuse.

En tenant compte de la description ci-dessus, nous pensons à une Dermatose bulleuse de type Pemphigoide Bulleux dans ses formes érythrodermique généralisée et urticarienne. Pour confirmer cela, nous demandons une Biopsie cutanée pour l’histopathologie et une immunofluorescence directe. Un test sanguin d’Anticorps spécifiques (Immunofluorescence indirecte) peut également être utile pour poser le diagnostic.

Un traitement existe et est nécessaire pour cette maladie car si elle n’est pas traitée, elle peut persister pendant des mois ou des années avec des périodes de rémissions et d’exacerbations spontanées. La maladie peut être mortelle en particulier chez les patients affaiblis.

Nous sommes à disposition pour apporter nos connaissances pour une meilleure gestion de cette maladie ».

Dr Ibrahima Traoré, Dermatologue.

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