Amadou Damaro : « Si vraiment on a le respect pour les religieux, dans le coran il est dit que c’est Dieu qui donne le pouvoir à qui et quand il veut… »

A la question de savoir si le report des élections législatives qui étaient initialement prévues le 16 février est la résultante de l’intervention des chefs religieux auprès du président alpha condé, Amadou Damaro fait comprendre que ce recul du chronogramme électoral ne vise pas à satisfaire les revendications de l’opposition dont il est question. Le président du groupe parlementaire du RPG Arc-En-Ciel se moque d’ailleurs de ses adversaires politiques qui, selon lui, ont la mémoire courte.

« J’ai entendu aujourd’hui nos frères de l’opposition parler des religieux. Ils ont la mémoire courte. Ils ont fait des manifestations ici pendant le mois de carême, quand les religieux leur ont dit d’arrêter les manifestations pendant les mois de carême, ils ont rétorqué que les guerres saintes se sont tenues pendant le mois de carme. Et si vraiment on a le respect pour les religieux, dans le coran il est dit que c’est Dieu qui donne le pouvoir à qui et quand il veut. Et il le retire quand il veut. Est-ce que si les religieux leur proposaient d’attendre cette décision de Dieu, ils seront prêts à les suivre. C’est ridicule qu’ils nous jettent à la figurent aujourd’hui la position de ces pères religieux, sans oublier que l’imam de la grande mosquée de Conakry n’est pas le chef de tous les imams de Guinée. Toutes les mosquées se valent. Ce n’est pas comme le clergé catholique où l’archevêque est le patron de toute la hiérarchie. Les musulmans n’ont pas cette hiérarchisation », a laissé entendre Amadou Damaro, sous un ton de moquerie, avant d’ajouter ceci : « je ne pense que nous soyons dans l’esprit d’ouverture de reprendre le recensement général de la population, l’enrôlement des électeurs et s’asseoir autour d’une table pour convenir une date pour les législatives. Et d’ailleurs ils ne demandent même plus les élections législatives, ils disent que la seule élection qui doit avoir lieu en Guinée, ça doit être les présidentielles à partir d’octobre 2020. Les alibis sont clairs c’est d’empêcher le référendum. Donc, nous n’allons pas nous suicider avec eux ».

Interrogé sur le couplage des élections législatives et du référendum, le coéquipier du chef de l’Etat conclut ‘’C’est ce que nous attendons du président de la république’’.

Mouctar Kalil Camara

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