Accusé de faire la ”politique des armes” l’UFDG répond à Saloum Cissé du RPG

Alors que plusieurs de ses cadres sont détenus à la maison centrale de Conakry depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle en faveur du RPG arc-en-ciel, l’UFDG , le principal parti de l’opposition s’est vu accusé par Saloum Cissé, secrétaire général du RPG arc-en-ciel de faire de la ”politique des armes”. Ce à quoi le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo n’a pas tardé à réagir.

Dans une déclaration rendue publique ce Jeudi, le principal parti de l’opposition Guinéenne à tout simplement qualifié les propos de Saloum Cissé de ”diffamatoires” et de ”farfelues” et qui ”s’inscrit dans l’ignominie de l’ethno-strategie dont le pouvoir est coutumier”.

Ci-dessous ladite déclaration

Le Secrétaire Général du RPG- arc- en-ciel accuse l’UFDG « de faire la politique
avec des armes ».
Cette diffamation aussi loufoque que farfelue peut prêter à sourire par son renvoi
au tapage fait autour de photos de -quidams portant des armes avec l’insinuation
qu’ils feraient partie de la soldatesque que l’UFDG aurait préparée pour envahir la
Guinée à partir de pays voisins. Le choix des pays incriminés dans cette prétendue
agression n’est d’ailleurs pas anodin : il s’inscrit dans l’ignominie de l’ethno
stratégie dont ce pouvoir est coutumier. D’ailleurs, la circulation des personnes et
des biens en provenance et à destination de ces pays voisins a été interrompue
depuis belle lurette sur décision des autorités guinéennes.
Mais la calomnie de Saloun Cissé dont la RTG se fait régulièrement l’écho doit
être prise au sérieux parce qu’elle procède du souci du Pouvoir d’éliminer
définitivement un adversaire politique, en l’occurrence l’UFDG. Pour ce faire, on
n’hésite pas à instrumentaliser la justice pour attribuer au Parti des crimes graves
tels que la « fabrication, la détention et le stockage d’armes de guerre » ainsi que
d’autres faits constitutifs d’une atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de
l’État.
Il faut, en effet, garder à l’esprit que Alpha Condé, le Démiurge de ce Parti, porte
encore des stigmates du stalinisme et devient complotiste dès qu’il doute de son
avenir politique. Rappelons pour la jeune génération le grand film de Costa
GAVAS, l’AVEU, un film sur un prisonnier politique sous le pouvoir communiste.
Ce film raconte l’enlèvement d’un haut fonctionnaire afin de lui extorquer des
aveux fabriqués de toutes pièces, des aveux d’actes qu’il n’a pas commis, sous des
tortures physiques et morales de ses geôliers qui utilisent son origine juive pour
accentuer son sentiment de culpabilité. Comment ne pas noter une analogie entre
la situation kafkaïenne que décrit ce film et celle de nos responsables et militants
dont le seul tort est leur engagement pour la défense des droits et libertés des
guinéens ?
Non Saloun Cissé, c’est seulement par les manifestations que l’UFDG a voulu briser les chaines de la dictature, défendre la liberté et les libertés, dénoncer la
corruption et protester contre les tueries des guinéens. Oui, « ceux qui sont morts,
le sont par des fusils ». Par vos fusils, par vos forces de milice camouflées dans
l’armée comme l’attestent, avec fortes preuves, grâce à des moyens
d’investigations indiscutables, les Organisations de défense des droits de l’homme
les plus crédibles.
Les victimes des violences politiques depuis 2010 ont perdu la vie dans la lutte
pour le respect de la Constitution et des lois de la République, notamment pour
l’organisation à bonne date des élections législatives et communales,
l’assainissement du Fichier électoral, la justice pour les victimes des violences, la
mise en place de la Haute Cour de Justice, le tripatouillage de la Constitution, le
respect de la vérité des urnes, l’installation des Conseils régionaux et des Conseils
de quartier.
Malgré les pertes en vies humaines, plus de 200 morts issus de ses rangs, et les
dégâts matériels importants subis par ses militants et sympathisants lors de ces
manifestations pacifiques, l’UFDG ne s’est jamais départie de ses principes de
Parti républicain et légaliste.
Pour preuve, malgré l’impunité accordée aux auteurs des crimes, on n’a jamais
enregistré de représailles ou la moindre violence contre les militants du RPG ou
les locaux de ce Parti, ni à Ratoma qui a payé le plus lourd tribut de la violence des
forces de l’ordre et de sécurité, ni ailleurs.
La violence politique tient du pouvoir actuel qui par l’impunité encourage le crime.
Il faut que Alpha Condé arrête de prendre les victimes pour les bourreaux.
Nos responsables et militants et ceux du FNDC actuellement en prison sont des
prisonniers d’opinion détenus par la seule volonté d’Alpha Condé d’éliminer toute
Opposition à son régime.
Alors nous exigeons, parce que le combat continuera, :
La libération des prisonniers politiques ;
Le respect de la vérité des urnes ;
Pas de recul !
La Cellule de Communication

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