Présidentielle 2015 : les propositions des organismes de défense des droits de l’homme aux candidats

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La fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et ses organisations membres et partenaires en Guinée ont rendu public ce vendredi 16 octobre, une déclaration conjointe relative  au processus électoral en cours en Guinée.

Dans cette déclaration, des organismes comme l’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH), les mêmes droits pour tous (MDT), association des victimes, parents et amis du 28 septembre (AVIPA), ont de façon commune estimé que « les différends électoraux doivent être réglés par la voie légale ».

« Les contestations relatives à l’intégrité du scrutin et à la validité des résultats, quels qu’ils soient, doivent être portées devant la cour constitutionnelle, seule habilitée à trancher les différends électoraux », déclare Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH.

Plus loin, Souhayr Belhassen relève les risques de tensions que pourrait engendrer les revendications de rue. « Les porter (les contestations ndlr) dans la rue ajouterait aux tensions actuelles le risque de nouvelles violences et ne servirait pas l’esprit démocratique auquel l’ensemble de la classe politique a rappelé son attachement en allant voter dimanche ».

Les organismes de défense des droits de l’homme reconnaissent en outre les conditions précaires dans lesquelles l’élection présidentielle s’est déroulée en Guinée. Ils exhortent donc aux autorités de penser à des reformes proposées par les missions d’observation électorale depuis 2010.

Les violences électorales enregistrées à KOUNDARA, MAMOU, NZEREKORE  ET CONAKRY ont également été documentées par ces organisations. Ils déplorent leur caractère manifestement communautaire, et les arrestations et poursuites qui en ont suivi, visant exclusivement que les militants de partis d’opposition.

Alpha Mady TOURE

664 96 86 47

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