Tchad: une manifestation étudiante violemment réprimée à Ndjamena

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Débordements et répression policière à Ndjamena au Tchad. L’union des étudiants tchadiens avait lancé l’appel au « sifflet universitaire ». Un mouvement pour exiger la reprise des cours dans les écoles et universités fermées par la grève des travailleurs. La police est intervenue et des habitants se sont plaints d’une répression sans discernement.

Le tintamarre qui a réveillé les habitants de certains quartiers de la capitale a débordé dans les rues où des pneus ont été brûlés. Par petits groupes, les manifestants ont harcelé les forces de l’ordre qui ont dû entrer dans certaines concessions sans discernement.

Des scènes qui ont choqué les habitants : « Brusquement, les policiers ont pénétré chez nous. J’ai un petit frère de 15 ans, ils voulaient le prendre, le petit dit non, qu’il n’avait rien fait. Notre sœur est intervenue et a dit que le petit était à la maison et leur a demandé ce qu’il avait fait. Directement, ils ont commencé à nous frapper ».

« Ils ont envahi »

Les témoignages se poursuivent et se ressemblent : « Sur une femme enceinte, ils ont lancé le gaz derrière elle et elle est tombée. Son état est précaire, c’est difficile, je ne peux pas laisser ça tomber. Ils ont poursuivi les gens qui allaient chez eux, jusqu’à la maison, même chez moi, ils ont envahi ».

De nombreux habitants se sont aussi plaints des effluves des grenades lacrymogènes alors qu’ils n’étaient pas partie prenante aux manifestations. La police qui essaye de faire bonne figure depuis plusieurs semaines indique qu’elle mènera une enquête en cas de bavure, il y aura des sanctions administratives indique son porte-parole, le colonel Paul Manga.

Avec RFI

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