Takana Zion, un « délinquant primaire » (justice)

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Comme annoncé dans nos précédents articles, Check Sacko, ministre de la justice et ses cadres ont animé une conférence de presse vendredi à Conakry. Les dossiers des artistes Elie Kamano et Takana Zion ont été évoqué. 

Récemment, les artistes Elie Kamano et Takana Zion ont été interpellés par les forces de sécurité pour manifestation non autorisée pour l’un et attroupement illégal pour l’autre.

Le procureur général Moundjour Chérif a tenté de donner des éclaircissements sur le motif de leur liberté provisoire.

Elie Kamano 

« le cas d’Elie, il s’agit d’une infraction qui est condamnée par nos textes, quand vous voulez faire une marche ou une manifestation publique, vous devez écrire à l’autorité locale et la loi dit que l’autorité locale juge de l’opportunité et apprécie s’il veut accorder ou pas… Il se trouve qu’Elie avait un premier dossier à Mafanco, il fallait donc faire une jonction des deux procédures, c’est pourquoi après notre avis le procureur de la république a pensé le classer dans le même état que le premier dossier. »

Takana Zion 

« Il a été interpellé dans les mêmes conditions, après toute concertation, c’est la première fois qu’il est interpellé par la justice, donc c’est un délinquant primaire, il a un casier vierge, le procureur a également estimé qu’il faudrait le placer sur contrôle judiciaire. Mais je vous informe que ces deux dossiers ne sont pas classés, ils seront jugés conformément à la loi. Après les vacances judiciaires, ces deux dossiers seront programmés, l’un à Mafanco et l’autre à Kaloum. »

Le ministre Cheick Sacko a de son côté rappelé que la justice guinéenne intervient avec humanité. « Quand on viole la loi, il faut que la rigueur de la loi passe. Après les enquêtes de police le parquet a estimé qu’il y’avait infraction, donc nous avons tiré les conséquences. La justice guinéenne intervient avec humanité, c’est pourquoi ils ne sont pas en détention, ils sont simplement sous contrôle judiciaire donc ils viendront répondre en temps opportun aux infractions qui leurs sont reprochées. »

L’autorité judiciaire a aussi indiqué que cette décision du procureur général a une base légale, dans les dispositions de l’article 37 du code de procédure pénal et qu’il ne faudrait pas faire des interprétations. Elle précise que le garde des sceaux est le supérieur hiérarchique du ministère public, il met en œuvre la politique pénale, il a la possibilité de donner des instructions générales en matière pénale aux magistrats du parquet, en particulier au procureur général.

Hassatou Lamarana Bah / infos@kalenews.org

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