Secteur minier : une ONG guinéenne pour l’amélioration des conditions de vie des populations

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Le secteur minier guinéen en plus de disposer des normes, les bisbilles ne finissent pas entre sociétés minières et communautés locales. A travers une conférence de presse qu’elle a animée en début de semaine, l’ONG MEDH (Mines Environnement et Droits de l’Homme) affiche son ambition d’œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les zones minières.  

D’après le directeur Exécutif de MEDH, Diallo Ahmadou Laouratou, dans notre pays, partout où il y a des sociétés minières ça crie. Parce que selon lui, les populations pensent qu’elles n’ont pas de droits.

L’idée de création de leur structure viendrait des anciens employés de Rio Tinto sur le projet Simandou issu des communautés, du secteur de la santé, de la  sécurité, de l’environnement. « On s’est dit que les belles expériences que nous avons acquises dans le projet Simandou, nous voulons les implémenter à travers les autres entreprises en se basant sur trois aspects. La concertation, la consultation et la communication » explique M. Diallo Ahmadou Laouratou. 

L’objectif que se fixe cette structure est d’améliorer les relations entre les sociétés minières et les communautés impactées à travers des communications, car dit-il, « nous avons estimé qu’à travers les sensibilisations on peut régler tous les problèmes qui se posent » en ajoutant que sa structure « s’intéresse aux questions de mines, d’environnements. Mais aussi, des droits de l’homme plus particulièrement celle des communautés ».

De son coté, Mme Sow Moussa Yéro Bah, journaliste et activiste aux droits de l’Homme estime que, cela fait plus de cinquante ans en Guinée que l’exploitation minière qui se fait ne se répercute pas sur le niveau de vie des populations. Alors qu’à l’en croire, normalement il y a des taxes que ces sociétés paient à l’Etat qui devrait servir à améliorer les conditions de vie des populations  sur le plan infrastructurel. 

Même si : «Quelque fois les sociétés minières s’acquittent de leurs redevances, les taxes sont payées mais la gestion à la base n’est pas saine.  La population qui ne sait pas ce qui lui revient de droit ne perçoit pas ce qu’elle devrait avoir », déplore-t-elle.

C’est pourquoi, selon elle, il devrait y avoir des organisations qui jouent le rôle d’interface entre ces sociétés et les responsables locaux pour veiller à ce que les droits des populations soient respectés.

Mohamed Barry

224 624 39 57 84

barrymed21@gmail.com

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