Les Sapeurs-pompiers de la commune de Ratoma en manque de caserne et d’équipements

0
215

La base du centre de secours d’incendie de la commune de Ratoma, sise  derrière le stade de Nongo, n’est pas un local propice  aux  sapeurs-pompiers. Bien avant, le service était logé au siège de l’ARPT en construction à Kaporo Rail. « On était dans un bâtiment à étage R+1 et il y’avait le confort. Mais ce lieu ne nous appartenait pas  car on  n’avait pas l’affectation. Ainsi, on nous a  demandé de libérer les lieux. C’est suite à cela que l’Union Européenne a demandé au gouvernement de chercher un terrain pour nous et qu’elle va construire notre caserne pour une période de 6 mois. Donc nous sommes venus à côté du terrain prendre les magasins des particuliers mais qui est payé par notre département », explique Camara Mohamed, commandant du centre de secours d’incendie dans la commune de Ratoma. 

 

Côté équipements, ces sapeurs-pompiers ont du mal à exercer leur métier. Ils sont contraints  de travailler en synergie avec les autres basés dans les différentes communes mais aussi avec le service privé. « Nous avons deux camions, et quelques ambulances. On a besoin de camions à échelle, augmenter le nombre de camions et les ambulances », rajoute-t-il.

 

Avec un personnel de 96 personnes, le centre de secours d’incendie de la commune de Ratoma  a en son sein un autre service qui est l’Unité de la Protection Civile qui  intervient dans les quatre régions du pays, pour un effectif de 100 agents.  Ceux-ci travaillent avec l’équipe de Ratoma en attendant qu’ils soient déployés sur le terrain. 

 

Réagissant à certaines analyses des citoyens qui estiment que les pompiers n’interviennent pas à temps, Commandant Camara précise : « L’information ne vient pas à temps. Certains cherchent à éteindre le feu au lieu de nous appeler à temps.  Il y’a les embouteillages également. Chaque coin devrait avoir des sapeurs-pompiers », justifie-t-il. 

 

Le commandant du centre de secours d’incendie dans la commune de Ratoma invite les bonnes volontés aussi à leur venir en aide car dit-il : « Notre travail est gratuit. Aussi il n’y a ni ethnie ni  politique dans ce métier »

 

Hassatou Lamarana Bah

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*