Rentrée universitaire : des enseignants menacent de bouder les classes

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Pour exiger la prise en compte de sa plateforme revendicative, le collectif des enseignants chercheurs de grade assistants de Guinée menace de bouder les salles de classes  dès la rentrée universitaire 2017-2018. Cette annonce, nous disent-t-ils (les enseignants, ndlr), est  en droite ligne d’un combat non seulement lié aux primes,  mais aussi aux problèmes dont souffre l’enseignement supérieur guinéen.

Lors d’un point de presse animé ce week-end, à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, évoquant les six points de revendication des 70 à 80 % du corps professoral des institutions d’enseignement supérieur du pays, Mamadi Kaba, porte-parole du mouvement, cite entre autres: « la facilitation de la formation des formateurs, l’avancement du grade de Maitres-assistants-chargés de recherche de tous les assistants, et Attachés de recherche ayant une ancienneté d’au moins quatre ans, que cet avancement et celui au grade de Maitre de conférence relèvent des dispositions internes, que l’exercice du droit à la retraite des cadres en exercice dans le système soit effectif selon les règles administratives, que l’accès au grade de Professeur des Universités relève uniquement du CAMES, le relèvement du montant des primes mensuelles accordées aux Assistants/Attachés de recherche à hauteur de cinq million (5 000 000) GNF ».

C’est la revalorisation des primes des enseignants chercheurs, par le Ministre de l’enseignement supérieur le 14 Août dernier qui a mis le feu aux poudres. Dans cet accord que le département de l’enseignement supérieur a signé avec celui du budget, les enseignants chercheurs  bénéficieront à compter de janvier 2018 des primes mensuelles comme suit : les professeurs (de grade) : dix millions par mois, les maitres de conférences : dix millions par mois, les maitres assistants : six millions par mois.

Mais le quatrième corps, le plus important du secteur ; c’est-à-dire les ‘‘ assistants’’ ne figure pas sur cette liste des primes.  Pourtant, Selon le porte-parole du mouvement, les assistants forment  70 à 80% du corps professoral du pays. « C’est nous qui tenons l’essentiel des cours sans oublier que nous sommes majoritaires dans les différents services qui régissent la vie des Institutions d’Enseignement supérieur ».

Interrogé sur l’opportunité d’un tel mouvement avec ce climat sociopolitique tendu en Guinée, M. Dinah Bangoura, un des responsables du collectif soutien que dans les universités, les instituts et centres de recherches, « les grades commencent par les assistants et attachés de recherche. On est bloqué partout et dans tout ce qui nous revient : formation, encadrement, primes, il y a des Masters qui durent plus de quatre ans, les retraités sont toujours en fonction depuis des années, les conditions d’accès aux différents grades changent à tout moment,  le ministre est asphyxié de mensonges et s’éloigne des réalités, on nous coupe tout ! ».

Le bureau exécutif a d’ailleurs rajouté que les syndicats de l’enseignement sont informés des démarches entamées depuis le 10 Août 2017, auprès des autorités à tous les niveaux.

 

Mohamed Barry pour Kalenews.org

 

224 624 395 784/barrymed21@gmail.com

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