Rentrée scolaire 2018-2019: Le prix des fournitures scolaire à la hausse

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A quelques jours de la rentrée scolaire 2018-2019, les prix fournitures sont à la hausse dans certains marchés de la capitale. Au grand marché de Matoto, un paquet de cahier varie actuellement de 150.000 à 160.000GNF et un cahier est revendu à 15.000GNF, le paquet de Bic de 30.000 à 35.000GNF et la tenue un mètre à 25.000GNF.

Dans ce grand marché, l’émotion des parents d’élèves et des vendeurs de fournitures est mélangée entre l’inquiétude, la colère et l’indignation. Mme Barry vendeuse de cahiers au marché de Matoto raconte son calvaire « nous avons de sérieux problèmes avec nos clients, à chaque fois nous discutons avec eux sur la cherté des fournitures, et ce n’est pas nous aussi. Imaginons, tu prends une douzaine de cahiers à 160.000, à combien toi tu vas revendre et avoir ton intérêt ? C’est pourquoi nous sommes obligé de revendre à notre tour un cahier à 15.000, mais dès que tu dis le prix, ils s’enflamment et pourtant c’est compte tenu du prix en gros, nous fixons le prix en détails » explique-t-elle.

L’autre aspect qu’il faut signaler, certains parents ne sont pas motivés à acheter les fournitures scolaires à cause de la grève déclenchée par les syndicats, du coup il n’y a pas d’engouement dans l’achat des articles comme le témoigne Mme Bangoura également vendeuse « il n’y a pas de vente actuellement au marché, les parents se méfient pour ce bras de fer qui existe pour le moment entre syndicats et gouvernement. Actuellement tu peux passer toute la journée derrière ta marchandise quand tu as deux clients, dis Dieu merci, vraiment l’Etat n’a qu’à nous aider, ça ne va pas du tout et c’est dans ces marchandises nous nourrissons aussi la famille » lance-t-elle.

Trouvée sur place, Mme Touré Mère de trois enfants tous scolarisés, est venue acheter les fournitures scolaires, inquiète du prix de ces articles, elle invite l’Etat à s’impliquer « le marché coûte cher, jusqu’à présent moi je n’ai pas pu acheter même un cahier pour mes enfants et le prix des fournitures coûte trop cher. Nous qui avons beaucoup d’enfants, on a du mal à satisfaire tous les besoins de nos enfants, si l’Etat ne s’implique pas dans la fixation des prix, les enfants des pauvres ne seront pas scolarisés » prédit elle.

La rentrée scolaire est prévue le 03 octobre prochain, cependant le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée SLECG, a déclenché une grève jusqu’à la satisfaction de sa revendication.

Hassatou Lamarana Bah

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