Réexamen des résultats des élections communales : « Un tel accord ne repose sur aucune base juridique » dénonce Aboubacar Soumah

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Vers un  réexamen de certains résultats des élections communales du 4 févier. C’est l’accord politique qui semble se dessiner dans les  négociations engagées entre pouvoir et opposition. Cette démarche qui vise à sortir de la crise postélectorale  est déjà vue d’un mauvais œil au sein de la classe politique. C’est le cas de l’honorable Aboubacar Soumah, président du parti GDE, qui estime qu’un tel réexamen, s’il venait à prospérer ne repose sur aucune base juridique.

 Pour l’honorable Aboubacar Soumah, ni le président de la République  ni le président de la CENI moins n’importe quelle autorité du pays ne peut revenir sur une décision de justice qui a requis l’autorité de la chose jugée.

« Je pense que nous guinéens, nous devons être suffisamment responsables. Si ceux qui prétendent diriger ce pays un jour se mettent à remettre en cause les lois de la République, les institutions, lorsqu’ils seront là comment voulez-vous qu’ils gèrent dans le respect des règles de la démocratie ?» s’interroge l’ex membre de l’UFDG.

Pour Aboubacar Soumah, « S’il y a fraude à dénoncer dans l’organisation des élections communales, qu’ils soient de l’opposition ou de la mouvance ou les alliés, les gens n’ont pas respectés les lois de la République. Une fois que la loi est votée, elle s’applique à tous. Mais si les gens disent qu’ils n’ont pas confiance à la justice alors qu’ils nous importent la justice française ou malienne pour trancher » dit-il.

Faisant bloc contre cet éventuel accord politique entre pouvoir et opposition, l’honorable Soumah, indique qu’un accord politique n’est pas supérieur  aux lois de la République. Il précise : « La loi électorale est une lois organique votée par l’assemblée nationale. Ce n’est pas une loi ordinaire. Ceux qui disent qu’ils n’ont pas confiance ou qui ne peuvent pas respecter cette los. Ceux  sont eux hier qui ont voté  cette loi à l’assemblée nationale. Si cette loi est appliquée sur ces mêmes personnes, qu’ils reviennent nous dire qu’il faut un accord politique, ce n’est pas responsable », fustige-t-il.

S’adressant aux leaders de l’opposition républicaine, Aboubacar Soumah  les invite à faire montre de leurs responsabilités vis-à-vis du respect des lois de la République.

Mohamed Barry

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