Réexamen des résultats des élections communales : Un manque de respect de l’expression du citoyen ?

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L’opposition, le gouvernement et la CENI pourraient réexaminer les résultats des élections communales afin d’atténuer les violences postélectorale et garder la quiétude sociale dans le pays. Cette décision des parties prenantes est autrement vue par certains analystes notamment la politicienne Marie Madeleine Dioubaté. Pour elle, cette proposition confirme que dans la pratique, les élections libres, honnêtes et transparentes sont bien loin de la réalité en Guinée.

Dénonçant les irrégularités enregistrées lors de ces élections, Mme Dioubaté reste persuadée que ce déroulement est un manque de respect pour l’expression de la volonté des électeurs : «Ce scrutin communal du 04 février, attendues depuis 2005, a été émaillé de très fortes irrégularités et de fraudes massives. La CENI et le Ministère de l’administration du territoire en sont les chefs d’orchestre et de ce fait ces institutions sont en grandes parties responsables des contestations violentes qui ont entaché les résultats des votes. En effet, les violences découlent des irrégularités et fraudes savamment orchestrées par la CENI et le Ministère de l’administration du territoire sous l’égide du pouvoir en place pour faire échec à une alternance démocratique et politique par la voie des urnes. Le pouvoir démontre ainsi qu’il n’est pas encore possible de faire des élections démocratiques et transparentes en Guinée. Peu importe le nombre de personnes innocentes blessées ou tuées ».

Hormis la CENI et le Ministère de l’administration du territoire, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2015 pointe un doigt accusateur sur certains partis politiques : « Des partis politiques tirent également un profit dans les heurts et les affrontements qui découlent des résultats des élections, et ici des élections communales. Il serait temps que les Guinéens comprennent que nous ne pouvons pas construire la Guinée tant que les électeurs feront le choix d’un candidat en raison de son appartenance ethnique ou religieuse », martèle Marie Madeleine Dioubaté.

Elle conclue en ces termes : « J’invite le peuple de Guinée à refuser toute médiocrité de ces gouvernants incapables de faire face aux problèmes du pays et arrêter de se faire distraire par des élections truquées faites pour détourner l’attention sur les vrais problèmes du pays ».

Hassatou Lamarana

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