Le Président de l’INIDH sur la crise du SLECG : « L’usage de force risque de mener à un pourrissement de la situation »

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Vendredi dernière, l’équipe d’Aboubacar Soumah, secrétaire général adjoint du SLECG a été empêché de tenir son congrès à Conakry. Plusieurs de ses collègues syndicalistes ont été également arrêtés. Pour Mamadi Kaba, président de l’Institution Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH) en lieu et place des intimidations et la force, le gouvernement doit chercher plutôt a négocier avec Aboubacar Soumah avant qu’il soit trop tard.

Réagissant sur l’arrestation des collègues de Soumah suite à leur congrès empêché, Mamadi Kaba, estime que le gouvernement doit négocier avec Aboubacar Soumah. Parce que, dit-il : « Il a une légitimité à la base car il a pu paralyser une partie du système éducatif guinéen. Chose qui veut dire qu’il a une capacité de mobilisation. Je ne crois pas que c’est par l’intimidation et la force qu’on peut régler cette crise que traverse l’éducation guinéenne ». ,

Sur l’exclusion de Aboubacar Soumah du SLECG, le patron de l’INIDH, soutient que : « Dans le mouvement syndical, la légitimité d’un syndicaliste dépend de la base. C’est la base qui donne la légitimité. Il était important pour le gouvernement de laisser ce congrès se tenir. Et voir est-ce que la majorité fera le déplacement pour participer au congrès ? Je ne pense pas qu’il fallait empêcher ce congrès se tenir ».

Face à cette immixtion de l’Etat dans le fonctionnement d’un mouvement syndical, Mamadi Kaba ne va pas du dos de la cuillère, « C’est un abus de pouvoir qu’a fait preuve le gouvernement. Mais le problème en Guinée, les bons conseils ne parviennent pas aux dirigeants. S’il ya a une situation comme celle-là, la négociation et la retenue sont les mots clés qui doivent permettre au gouvernement de trouver une solution visant à la stabilité et la paix sociale » tranche-t-il.

« Cet usage de force du pouvoir public dans la gestion de cette crise risque de mener à un pourrissement de la situation. Et je crains que le gouvernement ne soit obligé de négocier à un moment où le pire se serait déjà produit », prévient le président de l’Institution Indépendante des Droits de l’Homme.

Avant de conclure en invitant le président Alpha Condé et le gouvernement a reconsidéré leur position en négociant avec le groupe de Soumah avant qu’il ne soit trop tard.

Mohamed BARRY

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