Manifestation des élèves et parents d’élève : des ONG de défense des droits de l’Homme déplorent la déclaration du parquet général

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Dans une déclaration conjointe, le consortium des jeunes pour la défense des victimes de violences en Guinée et le centre guinéen de promotion et de protection  des droits de l’Homme ont déploré ce jeudi 23 mars à Conakry, les propos du parquet général niant l’utilisation des armes à feu par les forces de l’ordre lors des manifestations des élèves et parents d’élèves au mois de février 2017.

Un mois après les évènements des 20 et 21 février 2017, avec un bilan de six morts, plusieurs blessés et des dégâts matériels considérables, le consortium pour la défense des victimes de violences en Guinée et le centre guinéen de promotion et de protection des droits de l’Homme ont élaboré un rapport de 27 pages sur cette série de manifestations des élèves et parents d’élèves.

Dans ce document, ces activistes de la défense des droits de l’Homme ont déploré les déclarations du parquet général niant l’utilisation des armes à feu par les forces de l’ordre. « Nous regrettons les déclarations du parquet général niant l’utilisation des armes à feu par les forces de l’ordre pendant les manifestations. Nous demandons à l’Etat d’apporter toute la lumière sur cette affaire en  ouvrant des enquêtes pour arrêter et sanctionner les responsables de ces tueries, à défaut nous, ONG de défense des droits de l’Homme en vertu de la loi déciderons de l’opportunité de porter plainte contre l’Etat au niveau des juridictions nationales et internationales, » prévient Boussiriou Diallo.

Dans ce rapport, plusieurs victimes ont été identifiées durant ce ‘’lundi noir’’(lun. 20 fév. 2017) dont Sayon Camara, une femme en état de famille. Le mardi 21 février, Mamadou Bah élève qui selon les témoins a été percuté volontairement par un pick-up de la police et Mamadou Mouctar Diallo qui a reçu cinq (5) balles.

Pour rappel, c’est suite à des négociations non abouties entre le gouvernement et le syndicat des enseignants qu’un mot d’ordre de grève a été lancé par ces derniers. Des manifestations qui ont dégénéré entre forces de l’ordre et jeunes manifestants.

Hassatou Lamarana Bah / 623 12 52 03

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