Lutte contre les VBG : Des activistes des droits humains tentent de chercher une solution

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‘’Violences basées sur le genre et pratiques traditionnelles néfastes (PNT)’’ est le thème d’une conférence débat qu’a initié ce mercredi 10 octobre à Conakry, l’ONG Femmes Développement et Droits Humains en Guinée. Cette rencontre a regroupé plusieurs activistes qui luttent contre les violences faites aux femmes, pour faire des témoignages, mais aussi chercher une solution afin de mettre fin à cette pratique.
En Afrique, des enquêtes indiquent que des personnes subissent treize mille violences traditionnelles, dont onze mille consacrées à la femme. Au-delà des mutilations génitales féminines, les femmes sont exposées à toutes formes de violences, notamment la violence mère faite aux enfants, le mariage précoce, le Sororat, le lévirat, la sorcellerie, les rites de veuvage, le viol etc.

Pour pallier à ce problème, Moussa Yéro Bah présidente de l’ONG Femmes développement et droits humains en Guinée précise que le combat doit être commun « nous avons beaucoup de difficultés, mais il ne faut pas baisser les bras. C’est un combat de longue haleine et il faut utiliser la loi qui peut nous aider à mettre fin à ces violences » dit-elle.
Dans son exposé, le conférencier a projeté des vidéos dénonçant certaines formes de violences que subissent les femmes en Afrique et a indigné les participants. Pour une meilleure approche, Morisanda Kouyaté directeur exécutif du comité interafricain, indique qu’il faut une stratégie d’appropriation de la jeunesse « la nouvelle génération doit changer de stratégie. Il faut surtout la sensibilisation, l’application des lois, la prise en charge des victimes, l’éducation et l’autonomisation des femmes » suggère-t-il.

Invitée à prendre part à cette rencontre, Hadja Aïssatou Barry présidente de l’AGUIAS et gestionnaire du numéro vert 116 de son côté, propose qu’il y’ait une synergie d’actions pour mettre fin à cette pratique « Ce que nous avons vu est vraiment atroce. A travers ce qu’on a vu nous sommes en contradiction même avec notre créateur. Il nous a créé car à la façon dont il veut que nous soyons, on trouve que ce qu’il a fait ce n’est pas normal et on se dit de rendre plus esthétique. Aucun hadits ne dira qu’il faut mutiler les femmes, il faut frapper sa femme. Je suis d’accord pour l’éducation de l’enfant mais pas de lui traiter comme une chose » mentionne-t-elle.
Tout au long de cette rencontre, le conférencier a invité les activistes mais aussi les victimes à briser le silence, d’oser dénoncer pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Hassatou Lamarana Bah

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