Libye: reprise des exportations de pétrole dans l’Est

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La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé ce mercredi 11 juillet avoir repris la gestion des terminaux pétroliers dans l’est du pays ainsi que les exportations. Cette décision fait suite à l’annonce du maréchal Khalifa Haftar de rendre les terminaux pétroliers à la NOC, ce qui permet le retour de l’exportation à son niveau habituel qui était de 1,6 million de barils par jours.

Selon les médias libyens, cette reprise de l’exportation est annoncée moins de 24h après une lettre adressée aux partis libyens par le président américain Donald Trump. Ces médias ont également état de pressions occidentales exercées sur les partis libyens pour une reprise d’exportation après les hausses de prix du pétrole .

La Compagnie nationale de pétrole qui gère les champs pétroliers a annoncé, ce mercredi, que les opérations de production et d’exportation reprendront à leurs niveaux normaux dans les prochaines heures.

Après la nouvelle offensive en juin dernier contre les champs pétroliers menée par plusieurs groupes armés, Khalifa Haftar, dont les forces ont réussi à chasser les assaillants, avait décidé de remettre la gestion de ces champs aux autorités parallèles de l’Est. Il entendait protester ainsi contre le fait que ces groupes armés sont financés par le gouvernement de Tripoli et donc par l’argent du pétrole.

Le patron de la banque centrale libyenne accusé de corruption

Le 10 juillet, la Banque centrale libyenne a annoncé dans un communiqué que les revenus libyens du pétrole dans les six premiers mois de cette année ont atteint 11,5 milliards de dollars, soit le double des revenus de l’exportation sur la même période en 2017.

Mais avant de permettre l’exportation de pétrole, les autorités de l’Est ont demandé une enquête internationale sur la façon dont la Libye dépense ses revenus pétroliers, car le directeur de la Banque centrale libyenne, Al Siddiq Al Kabir, est accusé de corruption. On lui reproche notamment de mal gérer l’argent du pétrole

Ce mercredi matin, Fayez al-Sarraj, le Premier ministre du gouvernement d’union nationale (GNA), a demandé à l’ONU de former un comité de contrôle pour ses dépenses.

Avec RFI

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