Les forces sociales anoncent la tenue d’une manifestation pacifique ce lundi 23 juin

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Alors que le gouvernorat de Conakry leur interdit la tenue d’une deuxième marche pacifique le 16 Juillet 2018, les forces sociales de Guinée  ont décidé à travers une troisième lettre adressée au gouvernorat et à laquelle réponse n’a pas été donnée par cette dernière (le gouvernorat NDLR), de tenir une autre manifestation ce lundi 23 juillet 2018.

D’après Algassimou Baldé, des forces sociales cette demarche a pour but de montrer aux citoyens qu’une organisation peut attaquer l’autorité de l’Etat lorsqu’elle sent ses droits violés mais ne doit en aucun cas la braver.

« L’objectif était dans un premier temps de montrer à l’état que nous  ne sommes pas une guérilla, que nous ne sommes pas non plus un parti politique, mais que nous sommes des citoyens et citoyennes qui se sont donnés pour objectif de défendre l’intérêt supérieur du peuple de Guinée », explique-t’il.

Poursuivant il ajoute que ce recours à la justice est un message à l’endroit de l’État.

« En allant faire recours à la justice et en annulant notre marche et en la remplaçant par un appel à une ville morte, nous voulions que l’état saisisse qu’ils ont des partenaires sérieux et qui veulent respecter et uniquement respecter la loi de la république. L’autre chose c’était de montrer à toutes les entités sociales de la république de Guinée, que quand notre loi est violée, vous avez la possibilité d’attaquer ce même état la  parce que ce sont les lois qui régissent la vie en commun à l’intérieur de la nation. Maintenant que cette procédure est en cours et que le juge a décidé de différé la prise de décision. La décision se prendra au moment où on a déjà une autre marche programmée pour le lundi prochain le 23 alors que sa décision c’est le 25, au niveau des forces sociales, nous disons que c’est deux démarches qui sont différentes, c’est-à-dire que nous avons encore envoyé un autre courrier se conformant à ce que la loi dit, et on a pas reçu de réponse du courrier mais cette fois ci nous voudrions prouver à l’état qu’on a déjà saisi la communauté internationale, toutes les organisation des droits humains que si jamais il y’a répression, ça sera sous la responsabilités de l’état », prévient-il.

Algassimou Baldé invite l’Etat à entrer dans l’histoire par la grande porte en accompagnant cette marche ou alors de rentrer par la petite porte en décidant de réprimer.

Alpha Mamadou Bobo Baldé

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