Kindia : le lycée Franco Arabe dans un état piteux

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Des bâtiments relevant du service public manquent d’entretien à l’intérieur du pays. Et des établissements d’enseignement scolaire ne font pas exception à cette situation. Le lycée Franco-Arabe de Kindia en est une illustration.

Situé dans le quartier Thierno Djibiya, dans la commune urbaine de Kindia, ce lycée public franco-Arabe a été construit en 1987 par l’effort de la communauté.
Bien avant 1990, les élèves de cette filière suivaient les cours au collège Tafory.

Cette école de quatre classes est abandonnée à elle-même : Pas de fenêtres, des tables-bancs cassés et éparpillés dans la cour avec une direction à l’emporte pièce.

Depuis sa construction, l’école n’a bénéficié d’aucune aide de l’Etat comme l’explique le proviseur, Karamba Salim DIABY : « On a mené des démarches à tous les niveaux, des bailleurs de fonds, des ONG y compris. On a même fait venir l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite qui nous a promis mais les autorités politiques d’alors avaient fait un plan contraire à ce que nous avons déposé et l’ambassade, par la suite, a décliné l’assistance. Comme s’ils se sont rendus compte que ça n’allait pas arriver à destination».
Selon toujours le proviseur, au moment où le ministère de l’enseignement pré-universitaire a mis l’école dans ses priorités, cette période a coïncidé avec l’épidémie d’Ebola dans notre pays. Sans quoi, explique-t-il : « Nous avons fait un projet ambitieux concernant le lycée qu’on a adressé aux autorités locales à tous les niveaux ( DPE, IRE, mairie, préfecture et gouvernorat. Mais cette affaire d’Ebola a fini par gâter tout parce qu’on était prioritaire», renchérit-il.
Thiam Alhassane professeur de Biologie dudit établissement dénonce pour sa part le laxisme du département de tutelle de procéder à la rénovation de l’école. « Nous enseignons ici parce que ce sont nos enfants, nos frères sinon l’Etat doit jouer son rôle. Depuis que l’établissement a été construit, c’est la cotisation de l’APEAE que nous prenons chaque année pour faire des retouches. Tous les financements qu’on fait pour l’établissement nous ne recevons rien, mais cela ne va pas nous empêcher de venir dispenser les cours.» a fait savoir cet enseignant.
Chez les élèves, c’est une expression de chœur : « Nous souffrons ! Nous demandons de l’aide ! Nous voulons une belle image de notre école », scande Cissé Ibrahima de la terminale Sciences sociales1, porte parole de circonstance.
A signaler que c’est d’ailleurs grâce à l’arrivée du nouveau directeur préfectoral de l’éducation de Kindia (DPE) que ce lycée Franco-Arabe a bénéficié pour la première fois d’une toilette.

 

Hassatou Lamarana Bah

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