Journée Internationale de la jeune fille : « Il faut passer aux actes… » Dixit Dr Makalé Traoré

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L’humanité célébrera ce mercredi 11 octobre, la journée internationale de la jeune fille. Le thème retenu par les Nations Unies cette année est ‘’L’autonomisation de la fille avant, pendant et après une crise’’. Dans un entretien qu’elle a accordé à notre rédaction ce mardi 10 octobre à Conakry, la Présidente de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFFIG) a donné ses impressions sur cette journée dédiée à la jeune fille.

Ce mercredi, la Guinée à l’instar des autres pays va célébrer la journée internationale de la Jeune fille. Un événement qui selon la présidente de la COFFIG permettra de faire le point sur les questions liées à la jeune fille : « c’est une journée importante. Elle doit permettre au-delà des réjouissances de faire le bilan, faire le point des avancées d’une année par rapport aux questions relatives aux situations de la jeune fille. Que ça soit la scolarisation, le comportement de nos mœurs et coutumes, les violences faites aux femmes, que ça soit l’engagement politique. Aujourd’hui il est important de dire son mot, de pouvoir partager et donc de s’engager, nous constituons dans notre pays plus de 52%, une journée comme celle-là doit nous permettre de faire le point sur toutes ces questions » affirme-t-elle.

Cette année, le thème retenu par les Nations Unies est ‘’l’autonomisation de la jeune fille avant pendant et après une crise’’, Dr Makalé Traoré précise que l’autonomie commence par l’indépendance économique « quand on est économiquement indépendant on peut faire le choix et quand vous avez le choix, ça vous amène à un engagement objectif, serein, ça vous permet aussi de partager car pour le faire il faut en avoir. Donc l’autonomisation de la jeune fille est une question fondamentale dans le contexte d’un développement durable ».

Elle invite à cet effet les acteurs concernés à poser plus d’actes que de paroles « Mais il faut aller maintenant au-delà des mots au niveau de l’Etat, de la société civile, des partenaires qui nous accompagnent. Aujourd’hui la jeune fille est pauvre et il est important de lui préparer en termes de formation, d’investir sur elle. C’est au bout de cette formation que l’autonomisation peut avoir un sens » confirme-t-elle.

L’autonomisation de la fille n’a pas été le seul thème abordé durant cet entretien, Dr Makalé Traoré a aussi touché les violences basées sur les genres « Il est important de parler des Violences Basées sur le Genre (VBG), l’abandon des écoles par les petites filles, le mariage précoce et surtout la recrudescence des viols sur des petites filles voir sur des nourrissons. Il n’y a pas d’avancées, nous allons mettre l’accélérateur sur ce phénomène avec d’autres organisations pour que des jeunes filles puissent continuer leurs études, parce que l’école reste la meilleure garantie de l’avenir. C’est important pour la famille, la petite fille, la future mère de famille et naturellement c’est important pour le pays » martèle-t-elle.

Sur la question de savoir ce que la COFFIG a fait cette année pour la jeune fille, la Présidente a rappelé que 50 jeunes filles ont été formées à l’utilisation de l’ordinateur et 50 autres en termes de recherche sur internet. La remise de leur attestation est prévue pour le 12 octobre prochain.

Hassatou Lamarana Bah

+224 623 125 203

kalenewsorg@gmail.com

 

 

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