Ce que j’ai voulu dire à Siaka Barry, ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique

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Le ministère de la culture des sports et du patrimoine historique a organisé ce jeudi 3 août 2017 à Conakry, une ‘’conférence de presse’’ pour, dit-il faire le point sur la préparation et le bilan technique et financier de la participation guinéenne aux VIIIe jeux de la francophonie.

Le feuilleton des jeux de la francophonie n’a pas malheureusement atteint son épilogue ce jeudi au musée national de Sandervallia, où le ministère de tutelle a convoqué une conférence de presse. En réalité c’était tout sauf une conférence de presse, la salle étant pleine des cadres du ministère qui au moindre mot applaudissaient, tel une salle de spectacle. [Conférence de presse = conférenciers + journalistes. Et on y applaudit pas.]

Siaka Barry, le ministre du département, avant et après l’exposé du directeur national des sports Lancinet Kabassan, s’est posé en véritable défenseur de son département, sur un cas de soupçon de détournement.

En effet, comme expliqué dans des articles en ligne et certaines émissions de débat, les participants aux VIIIe jeux de la francophonie ont émargé pour une somme de 900 $, en ne recevant en réalité que 500 $. Le directeur national des sports, lors de cette rencontre avec les hommes de medias a donné des explications par rapport à cette situation, qui découle d’une contribution que chaque participant devrait payer dès lors qu’il est retenu pour les jeux. 40 $ par personne, soit 400 $ pour 10 jours.

En réaction à une inquiétude d’un journaliste par rapport à ce fait, qui lui a signifié au passage qu’il n’avait pas à imposer une ligne éditoriale à un media, en s’attaquant notamment à la télévision nationale et à un journaliste de Nostalgie, le ministre Barry a laissé entendre que les gens devraient plutôt se focaliser sur les résultats obtenus que de créer de « la confusion. » 

Mais qui crée la confusion ?

« Confusion ? » Ce mot met sur la place publique la contradiction dans la démarche du ministre guinéen de la culture, des sports et du patrimoine historique. Notre communication, le ministre et moi, il ya moins de 24h en fait foi.

« Ça c’est grave. Dans ses conditions partout où on prendra les corrupteurs, on prendra le corrompu… Ça c’est une corruption tacite. Si un intellectuel me dit qu’on m’a fait signer 900$, on m’a donné 500 $, moi je te prends tout de suite. Parce que en te prenant je saurai qui t’a fait signer ça. » Dixit Siaka Barry.

« Et qui les a fait signer ça ? » demande-t-il. Notre réponse : « nos sources ont parlé de Kabassan. »

Le responsable du MCSPH a répondu en ces termes : « même si cela est demandé (les 40$/jour), cela ne doit pas apparaître sur ce que les gens perçoivent. C’est très simple. Vous savez dans ce pays les gens aiment compliquer. La francophonie a demandé une participation par personne, forfaitaire, c’est-à-dire son logement, sa nourriture etc. Et qui apparaît dans les documents de la francophonie… Mais je crois qu’en payant ça, c’est la francophonie qui émarge ça. Et ce que les gens gagnent, si c’est 500$, vous leur faites signer 500$. Mais vous n’avez pas à mettre 900 et dire prenez 500 parce qu’on a payé 400 là-bas. »

Faites-en votre analyse, de tout le contraire et même des accusations « de mauvaise foi des journalistes pour créer de la confusion. »

Quand j’ai voulu simplement demander à Mr Kabassan en qui je porte une entière confiance, de reconnaître simplement qu’il a commis une faute administrative, les cadres du ministère m’en ont empêché, pire, Jean Baptiste Williams, le directeur national de la culture m’a retire de force le micro et a mis un terme à la cérémonie que pourtant Siaka Barry a annoncé ouverte à toutes les questions.

Alpha Mady TOURE, journaliste

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