Guinée/Violences politiques : « Ce n’est pas parce qu’un manifestant jette un caillou qu’un policier a le droit de le tuer »

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Guinée/Violences politiques : « Ce n’est pas parce qu’un manifestant jette un caillot qu’un policier a le droit de le tuer »

Après l’attaque contre par le véhicule de commandement  de Cellou Dalein Diallo, l’opposition guinéenne n’entend plus dialoguer avec le pouvoir d’Alpha Condé et opte pour la rue afin d’exiger la prise en compte de ses revendications. Cette position des adversaires du régime Condé plonge le pays dans un cycle de tensions et violences permanentes.

Sur la question de savoir si l’expression de la rue peut aboutir à une satisfaction de l’opposition républicaine avec le régime d’interdiction systématique de toutes manifestations par l’Etat sur le territoire national, Ousmane Gaoual Diallo, invité de l’émission les Grandes Gueules de la radio Espace ce mercredi, indique qu’avec le régime d’Alpha Condé, ce sont des manifestations qui produisent des résultats.

« Avec le RPG Arc-en-ciel au pouvoir malheureusement on ne nous a pas habitués au dialogue pour faire avancer le débat politique en Guinée. Parce que nous avons eu plusieurs dialogues mais ils n’ont pas servi à faire avancer les choses. Les seuls moments où nous avons des petits progrès, nous les avons eus qu’avec des manifestations de  rue. C’est le seul moyen de recours pour l’opposition car nous avions espéré qu’avec le dernier dialogue, le compromis qui a été fait avec des renonciations que nous avons faites,  le pouvoir allait donner la chance au dialogue de prospérer dans notre paysEt la plupart des guinéens sont conscients que le pouvoir n’a pas la volonté de faire sortir le pays dans cette crise », déplore le député uninominal de Gaoual.

Parlant des violences et des pertes en vies humaines enregistrées lors des manifestations de l’opposition, le responsable de la communication de l’UFDG soutient que s’il y a des violences lors des manifestations de l’opposition cela y va de la responsabilité de l’Etat.

« Il faut souligner que si l’Etat joue pleinement son rôle on ne devrait même pas parler de manifestation pacifique à partir du moment où c’est un parti légalement constitué qui appel à manifester. S’il y a des violences, des pertes en vie humaines pendant les manifestations de l’opposition, ce sont les forces de l’ordre qui sont responsables. Dans une démocratie ou une République c’est l’Etat qui doit prendre en charge de la sécurité des manifestants », insiste-t-il.

Selon le député de l’UFDG, « Aujourd’hui dans notre pays, lorsque qu’on dit que les manifestations sont interdites c’est comme si vous donnez un passeport blanc aux forces de l’ordre de faire usage de la force, de la brutalité et de la sauvagerie. L’interdiction des manifestations ne justifie pas les assassinats. Ce n’est pas parce qu’un manifestant jette un caillot qu’un policier a le droit de le tuer » indique-t-il.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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