Guinée : Un collectif en colère pour la non prise en charge des femmes enceintes et des accouchements

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C’est à travers une marche blanche et silencieuse ce vendredi, 18 mai, que le Collectif pour une Prise en Charge Humanisée des Femmes Enceintes et des Accouchements, a exprimé son ras-le-bol contre les violences que des couples sont en train de subir dans les structures sanitaires du pays. Ce mouvement fait suite aux témoignages de plusieurs femmes qui ont perdu leurs bébés par négligence dans certaines cliniques du pays.

 

Habillés en blanc,  bandeaux et foulards  rouges sur la tête, les manifestants défilaient avec une banderole sur laquell e l’on pouvait lire : « Parce que toute vie mérite d’être sauvée, marchons pour la vie » ».

 

Cette marche silencieuse est partie  du rond point du Port Autonome de Conakry au ministre de la santé. Les manifestants  en colère ont été accueillis dans les locaux du département par le personnel qui a échahgé avec eux autour de leurs revendications.

 

‹‹ Les services de santé sont marchandés par des médecins devenus commerçants. Dans les maternités, les femmes en grossesse sont humiliées avec des propos dégradants, voire des gifles et sont soumises à des accouchements aux forceps. On ferme les yeux sur les nombreuses erreurs médicales entrainant des décès ou des  handicaps à vie›› dénonce Mme Sylla, membre du collectif et victime. 

 

Pour corriger tous ces disfonctionnements, le collectif propose des mesures à prendre à court et à long terme : ‹‹ Renforcer et durcir les contrôles d’inspection de l’ensemble des structures de santé et des médecins gynécologues et obstétriciens afin defaire le tri de ce qui fait bien ou mal leur travail ; procéder à la fermeture immédiate de toutes maternités ne répondant pas aux normes sanitaires et matérielles ; exiger que toutes maternités disposent d’un service pédiatrique avec au minimum un pédiatre qualifié et disponible à tout moment ; veiller à la disponibilité ferme à l’antioxygène et de tout autre matériel et produit nécessaire à la prise en charge des nouveaux nés avec des complications ; mettre en place un numéro vert ou un service équivalent pour recueillir des témoignages des victimes ; augmenter la part du budget national alloué à la santé afin d’inverser la tendance actuelle et combler le désert médical en milieu rural en matière de santé maternelle et infantile›› propose Mme Sylla. 

 

A signaler que ces propositions ont été aussitôt prises en compte par le ministère de la santé. 

Hassatou Lamarana Bah

 

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