Guinée/Répressions des manifs politiques : Un rapport d’Amnesty dénonce l’existence d’une unité d’élite à Conakry !

0
61

« 18 morts dont trois par arme à feu », c’est le triste bilan adressé par l’Amnesty Internationale sur les dernières violences enregistrées lors des manifestations politiques en Guinée. Dans un rapport publié à cet effet, l’organisation internationale dénonce l’existence d’une unité d’élite de l’arme qui aurait été vue et filmée sur le théâtre d’une manifestation de l’opposition à Conakry.

Depuis quelques semaines, ils sont nombreux des observateurs de la scène politique guinéenne qui expriment leurs inquiétudes sur l’interdiction systématique du droit à la manifestation dans le pays. Une situation qui met en danger les droits humains et des libertés publiques en Guinée. C’est le cas de Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme (INDH) qui indique que ce rapport doit susciter beaucoup de crainte car dit-il, « je crains car quelque soit l’issue de ce bras de fer entre pouvoir et opposition c’est l’Etat qui en souffrira dans son autorité. Car si l’Etat continu dans cette position d’étouffer les manifestations et les grèves cela veut dire que les partenaires sociaux perdront toutes pouvoir de résistance donc il n’y aura plus de contre pouvoir. L’Etat à lui seul détiendrait le droit de vie et de mort sur son peuple. Chose qui est contraire à tout principe démocratique ». Concernant ce rapport qui accable l’armée guinéenne, l’activiste des droits de l’homme estime que « c’est informations révélées sont extrêmement graves pour l’image du pays car Amnesty défendra ce rapport dans les institutions internationales et au bout du tunnel la Guinée va se voir isoler par même ceux qui la soutiennent. Parce qu’on ne peut pas comprendre que le pays après avoir donner des preuves qu’il est capable d’encadrer des manifestations, d’organiser les manifestations pacifiques sans violence et que brusquement qu’il ait rupture avec cette bonne pratique par des tueries qui reprennent » déplore Mamady Kaba chez nos confrères des grands gueules. 

Selon l’ancien président de l’INDH, « il est très important que la Guinée ne se contente pas seulement a célébré les 60 ans de sa souveraineté mais l’Etat doit apporter sa pierre à la consolidation de cette indépendance à travers des actes forts pour que ça ne soit pas aux autres de prendre en charge cet autocritiques qui devrait être formulé contre ce qui est entrain d’être fait comme violation des droits de l’homme dans le pays. Nous devons être capable de critiquer ce doit être fait comme solution pour défendre le respect des droits de l’homme et libertés publics dans le notre pays ».

Par ailleurs, à ces tueries, l’organisation internationale ajoute la récente attaque qui a visé le véhicule de commandement du chef de file de l’opposition guinéenne le mardi 23 octobre dernier à Conakry. Ainsi pendant que l’opinion guinéenne reste dans l’expectative, les conclusions de cette enquête confient au procureur général de faire la lumière sur ces atrocités.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*