Guinée- Rénovation de la Mosquée Fayçal : de nouvelles révélations

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Pourquoi Koutoubou Moustapha Sano a mis des ouvriers sur le toit de la mosquée Fayçal au lendemain de la visite en 2014, du Roi Mohamed VI sans  se référer au premier Imam et l’administration de la Mosquée ? C’est de la pure fiction quand un ministre de la république, qu’il soit du gouvernement ou de la présidence, dis qu’il est l’homme providentiel qui a décroché le financement de rénovation de la grande mosquée Fayçal de Conakry.

Selon nos enquêtes et de sources très sures,  à l’arrivée du prince saoudien en Guinée en 2013, il a été demandé au premier Imam, Mamadou Saliou Camara de rédiger un discours de bienvenue. Ce qui fut fait mais malheureusement  la lecture de ce discours n’a pas  eu lieu  lors de la visite de l’hôte au sein de la Mosquée. Un discours doublé d’une doléance de rénovation de cette maison de Dieu, un don du roi Faad à Feu Ahmed Sékou Touré. Dans la mosquée, le prince saoudien était placé entre le président Alpha Condé et Pr Koutoubou Moustapha Sano. Selon nos informations,  l’Imam Mamadou Saliou Camara,  discours dans la poche, expressément éloigné du Prince a fait un forcing pour se rapprocher de l’invité. Malgré l’obstacle, le Prince, en voyant l’élan du religieux a demandé à son garde de le laisser. Sans dire mot, l’Imam  lui a tendu ce papier que le Prince a pris et lu. Sur place, des témoins disent qu’après lecture le Prince saoudien a mis à la fois le papier et sa main sur la tête.

Dans la lettre, l’Imam aurait tout simplement écrit que cette maison de Dieu qui se meurt à petit feu est un don du royaume de l’Arabie Saoudite. Et que si le prince ne nous aidait pas, c’est l’Islam qui prenait le coup en Guinée. Séance tenante, la demande a été agréée. Donc ce n’est pas Monsieur Moustapha Koutoubou Sano qui a cherché le financement près de l’Arabie Saoudite pour rénover la Mosquée Façal, contrairement à ce qu’il annonce dans d’autres medias.

En tant qu’interprète ce jour, puisqu’il avait réussi à écarter le premier Imam,   son tout premier geste, à la seconde près, a été de demander au Prince de faire faire ces travaux de rénovation par des entreprises étrangères. Et c’était en présence du président Alpha Condé.

Et pourtant, les dernières rénovations ont été l’œuvre des amis étrangers : marocains et égyptiens  de Koutoubou Sano. Ce qui n’a jamais marché. Alors pourquoi insiste-il à nouveau sur la même offre ?

Quelques jours après le départ du Prince, une mission du ministère saoudien des finances est arrivée en Guinée pour l’évaluation du chantier avec la consigne ferme de faire tout sans un copeck de la Guinée. Et de travailler désormais avec des entreprises guinéennes censées connaitre d’une part, la pluviométrie du pays et surtout  le volume de pluie qui s’abat sur le toit contrairement aux entreprises étrangères ; de l’autre,  si les travaux n’aboutissent pas comme prévus dans le contrat, les concernés seront mis devant leur responsabilité. C’est ainsi que l’Arabie Saoudite a recruté ARIAS, un cabinet guinéen pour les études.  Même si les détracteurs parlent d’un cabinet libanais.

En 2014, à l’arrivée du roi Mohamed VI à la grande Mosquée Fayçal, Koutoubou Sano a fait faire une enseigne plantée au centre de la mosquée indiquant la dernière rénovation par des marocains. Une façon de piéger Mohamed VI qui, malheureusement, a mordu à l’hameçon en s’engageant lui aussi à financer entièrement les travaux. L’entreprise marocaine dont il faisait allusion, selon nos informations, n’est autre que la société de construction de Madame Aminata Touré.

Avec cette promesse, dès le lendemain du départ  du Roi, Pr Koutoubou Moustapha Sano, selon les informations recueillies sur place, s’est permis d’envoyer une équipe  d’ouvriers sur le toit de la grande Mosquée. Pour quel travail ? On ne sait pas, sans même se référer à l’Imam Rattib  et l’administration de la Mosquée. Pire, quelques objets sur l’édifice et des matériaux  dans la cour ont été transportés par ces travailleurs. La preuve : avant aucune  stagnation d’eau  dans la cour n’était possible quelque soit la quantité de la pluie qui tombe. Ce qui n’est plus le cas parce que du gravier ou autre granite dans la cour qui absorbait l’eau a été ratissé et revendu par ces soi-disant ouvriers qui s’étaient déjà, à l’instar de leur Mentor, inscrits dans le remplacement de tout à la grande Mosquée. Même les couvercles en fer qui couvraient par endroit l’intersection des caniveaux ont été démantelés pour être pesés chez les revendeurs de  ferrailles. Des mendiants autour des lieux, d’autres fidèles ainsi que des Imams en sont des témoins oculaires.

Des sources concordantes indiquent que le premier Imam était parti rencontrer le président Alpha Condé pour lui faire cas de cela. Arrivé à Sèkhoutoureya, Elhadj Mamadou Saliou Camara a trouvé que Koutoubou et d’autres cadres  de la présidence ont préparé le chef de l’Etat, comme ils savent le faire. C’est un secret de Polichinelle. Quand l’Imam a dit que l’ancien responsable des affaires religieuses a fermé les portes de la mosquée pour des travaux dont il n’est pas informé et que cela ne se devrait pas, Alpha Condé a répondu tout simplement qu’un tel travail ne concerne pas  l’Imam, donc de laisser  les  administrateurs s’en occuper. Bon Dieu! Qui est mieux placé pour comprendre les maux dont souffre cette maison de Dieu ? La question a tout son pesant d’or.

Mais comme à l’accoutumée. Il y a rien d’étonnant à cela  pour la simple raison que le locataire de Sekhoutoureya prend toujours effet et cause pour ceux qui lui parlent en première position. Tel a été le cas pour Koutoubou Sano et ses amis à la présidence qui ont mis la puce à l’oreille du président d’écarter l’Imam Mamadou Saliou Camara de ces travaux.

Pour l’heure, l’eau n’est pas complètement versée. La grande Mosquée Fayçal peut être encore sauvée. Les cinq millions de dollars de  l’Arabie Saoudite sont encore disponibles. Ce montant est la résultante du contrat passé entre le royaume saoudien et le cabinet d’études guinéen ARIAS, après bien sûr évaluation des travaux. C’est le refus de l’autorisation de la Guinée, qui constitue le principal blocus. Pour la simple raison que les entreprises ‘’sponsorisées’’ n’aient pas gagné le marché. Le donateur saoudien n’attend que cette autorisation pour  faire,  à son tour, la notification pour que les travaux commencent. Ce qui était  une mer à boire.

La vérité éclatée au grand jour, la situation va se débloquer les jours à venir. Les démarches sont déjà en cours.  Mais ne soyez pas étonnés que nos amis « bons samaritains » s’attribuent la paternité du succès du combat de l’Imam Mamdou Saliou Camara pour sauver le plus grand temple de l’Islam en Guinée.

 

LINCOLN  624 90 17 37 /621 189 871

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