Guinée/Ouverture des classes : Une rentrée toujours morose à Conakry !

0
216

Depuis l’ouverture des classes le mercredi 3 octobre dernier, les écoles sont en majorité fermées à Conakry. Ce mardi 9 octobre 2018, dans la plupart des établissements visités dans la commune de Dixinn, les élèves ont boudé les salles de classes. On pouvait quand même voir la présence de certains enseignants par endroits.

Voici notre constat !

La grève générale illimitée déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) version Aboubacar Soumah continue de paralyser le secteur éducatif en Guinée. Ainsi, malgré l’appel des autorités, la rentrée scolaire session 2018-2019 n’est toujours pas effective dans certains établissements publics de la capitale guinéenne.

Dans la commune de Dixinn, la plupart des écoles sont restées fermées, il y a pas d’élèves à part quelques rares enseignants. C’est le cas au collège de Belle vue où jusqu’à 9h seulement 3 sur 23 enseignants ont répondu présents.

Rencontré sur les lieux, Ibrahima Sylla, élève en 10ème année s’est retrouvé seul parmi ses professeurs. « J’ai été pour voir l’état de l’école avec le mot d’ordre de grève lancé par les syndicalistes. Mais malheureusement je ne trouve aucun de mes amis même si quelques professeurs sont présents. Il n’y a donc pas eu de cours aujourd’hui, ainsi je suis obligé de me retourner à la maison ».

Pour les responsables de l’établissement cette absence des élèves s’expliquerait par la conjoncture économique actuelle que traversent les parents d’élèves.

Mamady Kankou Keita, enseignant soutien, « c’est le 3 octobre qui était prévu pour la rentrée des classes mais malheureusement aujourd’hui encore nous n’avons pas vu d’élèves, sauf un de la 10ème année qui est présent. Et pour démarrer les cours ce matin, nous avions programmés 23 professeurs et seuls quelques uns d’entrée sont présents avec aucun élève. C’est ce qui est regrettable pour nous » constate-t-il.

Sur la question de savoir pourquoi les enfants ne sont pas venus suivre les cours, Mamady Kankou Keita se défend en ces termes : « je ne saurai dire que c’est due à la grève lancée par le SLECG parce que certains parents d’élèves m’ont appelé personnellement pour me dire qu’ils ne sont pas prêts d’envoyer leurs enfants à l’école par faute de moyens,  que les salaires de certains ne sont pas disponibles jusqu’à présent ».

Pour sa part, l’inspecteur général en chargé de l’enseignement secondaire, lui indique que le contrôle des salaires des enseignants amorcé par le ministère de l’éducation a eu un impact sur l’ouverture des classes.

Cependant il est à signaler que les négociations entre le gouvernement et le SLECG sont suspendues depuis quelques jours. Comme pour dire que la grève générale illimitée déclenchée par Aboubacar Soumah et ses pairs semble voir de beaux jours devant elle.

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*