Guinée/Nouvelle CENI : « En termes de qualité je ne vois pas ce qui a changé »

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C’est le regard porté par Bah Oury sur le processus visant à la mise en place d’une nouvelle CENI en Guinée. Selon l’ex vice président de l’UFDG, les critères de désignation édictés dans la nouvelle loi relative à cette CENI sont loin de répondre aux aspirations du processus démocratique amorcé par notre pays.

Après la promulgation de la loi devant donner lieu à cette nouvelle CENI, l’heure est à la désignation des représentants des entités ayant qualité de siéger à la nouvelle instance en charge du processus électorale en Guinée.  

D’entrée, s’exprimant sur cette nouvelle configuration, le vice président de l’UFDG estime qu’il y’a aucune différence entre la CENI actuelle et celle qui est projetée.

« Je ne vois pas de différence entre la CENI qui existe à l’heure actuelle et la CENI qui est annoncée, s’il y’a la différence c’est seulement au niveau du nombre de place qui a changé. Car avant, il y’avait dix commissaires de l’opposition, dix de la mouvance, trois de la société civile et deux de l’administration. Donc en termes de qualité dans le fond, je ne vois pas de changement car, c’est le nombre qui a changé et on n’avait pas besoin de lois pour ça » fait-il remarqué dans les Grandes Gueules de ce mercredi 9 janvier 2019.

Plus loin, Bah Oury déplore le fait que les acteurs politiques guinéens ne font pas référence à l’expertise des spécialiste dans le domaine électoral, à chaque fois qu’on par parle d’une configuration de organe national en charge de l’organisation des électorales.

« A chaque fois qu’on change de CENI on ne capitalise pas l’expérience acquise des experts qui acquièrent une meilleure connaissance de l’organisation des processus électoraux, chose qui est une perte pour la nation. En plus nous avons des partis politiques qui, à tout bout de champ choisissent des représentants sans aucun critère de choix des commissaires devant siégés à la CENI ».

De ce point de vue, l’ancien  figure du parti du chef de file de l’opposition guinéenne estime qu’il faut être plus exigent sur ce que la loi a prévue. Car dit-il, « sinon les gens enverront leurs belles sœurs, beaux fils ou leurs fils à la représentation de la CENI.».

Enfin, Bah Oury dira que l’avenir démocratique de notre pays doit être repensé après 25 ans d’expérience démocratique.

« On fait trop de surplace dans notre pays après 25 années d’expérience électorale, ceci doit nous amener à faire le bilan à savoir que ça n’a pas été une réussite dans la globalité. Les partis politiques ont été décriés car ce n’est plus des partis qui représentent la société mais ce sont des partis qui représentent des entrepreneurs qui utilisent la politique à leurs  guise pour servir leurs intérêts » souligne-t-il de passage.

Avant de conclure en disant qu’avec la qualité actuelle de notre démocratie  c’est la sécurité et la stabilité de notre pays qui est remise en cause.    

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84

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