Guinée : Le Ministère de l’Education ne reconnait pas le congrès élisant Aboubacar Soumah secrétaire général du SLECG

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A l’issue d’une conférence de presse ce mardi 30 janvier à Conakry, le département de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a affirmé qu’il ne reconnait pas le congrès élisant le meneur de la grève du 13novembre 2017, comme nouveau secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, SLECG.

Selon Sény Sylla, conseiller chargé des questions pédagogiques dudit département, ce congrès qui élit Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG n’est pas reconnu par l’inspection générale du travail et l’USTG, la centrale mère. « Dans tout Etat, il y’a une organisation. Les organisations syndicales relèvent du point de vue étatique de l’inspection générale du travail. Quand il y’a un congrès au sein d’un syndicat corporatif, une centrale syndicale, les congrès sont avalisés par l’inspection générale du travail. Or dans les correspondances officielles que nous avons reçues, l’inspection générale du travail n’a pas accepté ce congrès. On ne peut pas prendre en compte » a-t-il annoncé.

Poursuivant, il a précisé que s’il y’a un renouvellement il faudrait passer par des procédures. « Le SLECG et l’USTG ont leur règlement intérieur. Quand il y’a renouvellement de bureau au sein de ces syndicats corporatifs ça passe par une voie procédurale qui est d’envoyer la lettre à leur centrale et on remet la copie à l’inspection générale du travail » rajoute-t-il.

A la question de savoir les dispositions prises par le département pour éviter une éventuelle grève au mois de février, le conseiller a annoncé : « C’est d’être en contact avec la presse pour faire une mise au point de ce qui s’est réellement passé. Nous allons prendre l’attache de l’inspecteur général du travail qui n’a pas accepté ce congrès. Sensibiliser les enseignants à continuer de dispenser les cours ».

Pour les négociations avec le camp d’Aboubacar Soumah pour une sortie de crise, M. Sylla notifie que cette procédure est déclenchée par une plateforme institutionnelle notamment le gouvernement.

Hassatou Lamarana Bah

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