Guinée/Mines : Le recensement général des minéraux de développement en validé

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Le rapport du recensement général des minéraux de développement en république de Guinée a été validé la semaine  dernière par le Groupe de Travail Pays. Une campagne de recensement réalisée par le cabinet Yei Guinée et qui a duré quatre mois, de janvier en avril 2018. C’est un projet financé par l’Union Européenne et piloté par le PNUD. Objectif, améliorer le profil et la gestion des minéraux de développement négligés (matériaux de construction et les pierres de taille).

A propos,  Mandjou Konaté, l’administrateur de Yei Guinée qui a exécuté le projet a bien voulu accorder un entretien à notre rédaction ce vendredi, 27 septembre 2018.

 

Bonjour M. Konaté ! Peut-on avoir une idée sur le motif qui vous a poussé à postuler  pour ce recensement ?

Ya eu un appel d’offre au niveau du PNUD, nous avons postulé et nous avons été retenus par rapport à ce recensement. On s’est mobilisé réellement pour la réalisation de ce qui est demandé par le commanditaire. Vous étiez dans la salle. Et vous avez vu  que le  groupe de travail pays a validé le rapport déjà déposé.

Peut-on savoir quel est l’intérêt que la Guinée peut tirer dans le cadre de ce recensement ?

D’abord  l’objectif de ce recensement c’est d’identifier là où se situent réellement les sites et les acteurs. Aujourd’hui, à travers ce recensement,  nous avons 29 000 et quelques acteurs évoluant au niveau des minéraux de développements en république de Guinée dont 7 763 acteurs principaux c’est à dire ceux qui sont des investisseurs au niveau de ce secteur. A partir de ce recensement,  le gouvernement guinéen est informé des sites et les personnes y évoluant. Vous avez vu la carte interactive que YEI a produite. La carte là permet d’identifier l’acteur là où il se trouve, c’est-à-dire s’il est à Télémilé, dans quelle partie de Télémilé,… Bref, la préfecture, la  sous-préfecture, le district même.  Donc les agents recenseurs sont partis partout pendant les quatre mois de recensement.

Selon le rapport y’a beaucoup de jeunes qui interviennent dans ce secteur vous le confirmez ?

Oui nous avons retrouvé des enfants de moins de 15 ans et qui ne sont pas à l’école. Parce que le recensement s’est déroulé pendant  l’année scolaire et nous avons remarqué que près de 30% des enfants rencontrés au niveau des sites ne vont pas à l’école.

Et que dire sur l’environnement M. Konaté ?

Vous savez, tu ne peux travailler dans milieu sans qu’il n’y ait la dégradation de l’environnement. Donc nous avons fait des recommandations et c’est au département c’est-à-dire à l’Etat de tenir compte de ces recommandations pour  réellement balayer ces problèmes.

En investissant ou travaillant dans ce domaine, peut-on  lutter contre le chômage de la couche juvénile puisque beaucoup de jeunes s’y trouvent ?.

Effectivement en investissant dans ce secteur on peut lutter contre le chômage, on peut réellement accompagner les acteurs évoluant dans ce secteur et en les aidant, on peut créer beaucoup d’emplois. Je vais vous donner un exemple, quand vous venez à la cité Sans Fil (Kaloum),  derrière la cité vous voyez des dalettes.  C’est un projet du ministère de la  jeunesse. Ils ont mit des dalettes pour aller vers la corniche et ressortir vers la société UMS. Aujourd’hui avec ces minéraux, on peut faire des projets de développement de nos communes. L’Etat peut accompagner une commune par rapport à l’urbanisation ou au désenclavement des quartiers,   faire des routes en dalots à travers ces minéraux de développement. Ces travaux peuvent créer  l’occasion d’achat des granites, graviers, sables. Une opportunité d’aider les acteurs à écouler rapidement leurs marchandises.

LINCOLN 624901737

 

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