Guinée/ménages : « Ces bouillons qui tuent »

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Le secrétaire général chargé des services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé est parvenu ce vendredi 27 avril 2018 à mettre la main sur plus d’une centaine de marques de bouillons culinaires sur le marché guinéen. Selon les spécialistes, ces bouillons d’origines diverses et inconnues sont pour la plupart responsables de pathologies et constituent un véritable problème de santé publique.

 

C’est après une enquête de 6 mois, initiée à la demande du réseau convergence des jeunes et leaders pour la paix et la démocratie, compte tenu de la prolifération des marques de brouillons sur le marché que le secrétariat général des services spéciaux chargé des crimes organisé est parvenu à mettre la main sur ces marques de bouillons pour la plupart non conformes à la norme SN03-146.

Selon Souleymane Bah, commissaire principal au secrétariat général de la présidence chargé du crime organisé, une note a été adressée au ministère du commerce dans le cadre d’une collaboration avec ces importateurs, mais hélas, jusqu’à présent, seuls 15 importateurs se sont présentés «tout le reste là on ne connaît pas. Vous partez au marché, vous achetez, vous demandez qui est l’importateur, on vous dit qu’on ne connaît pas. Il y a de ces bouillons, quand ça vient c’est directement pour l’intérieur du pays. Et là aussi on va chercher une solution à ça. Ça passe par le port, ça passe par la route aussi» explique t’il en ajoutant que seuls 9 marques de bouillons parmi les 15 analysées sont dans les normes.

À cela, le docteur Mohamed Lamine Souaré ajoute que l’Organisation Mondiale de la Santé a classifié les différentes conséquences dues à la consommation incontrôlée de ces bouillons dont ces pathologies «la faiblesse sexuelle chez la femme et chez l’homme, les saignements vaginaux, les troubles cardiaques, les troubles uro-génitaux, l’hypo et l’hypertension, la gastrite, les troubles de comportement chez l’enfant, le gonflement de la prostate après 40 ans et les cancers. Donc quand nous rentrons aujourd’hui dans les hôpitaux, vous allez vous rendre compte que ces pathologies sont des motifs de consultation dans toutes les structures sanitaires de la Guinée, parce que tout le monde consomme ces bouillons nuit et jour, dans les restaurants, dans les domiciles, c’est devenu un problème de santé » déplore le médecin.

Pour sa part, le sécrétaire général à la présidence chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé, colonel Moussa Tiégboro Camara, lui, interpelle plutôt le ministère du commerce « Je voulais profiter de l’occasion pour interpeler le ministère du commerce avec qui je fais un partenariat de travail, mais de facto ce que nous faisons là c’est du crime organisé. Mais en faisant ce métier conformément à la vision politique du président de la République, on s’est mis en rapport avec le ministère du commerce, on n’a signé un partenariat de travail. Ce partenariat de travail ne peut aller de l’avant que lorsque chacun de nous joue sa partition. Le ministre quand à lui, même quand je l’appelle aux heures impossible, il va répondre mais il faut qu’il conseille ses cadres qui font le contrôle de qualité aux marchés. Ceux qui font ce contrôle il ne s’agit pas de remplir les feuilles de certificat de contrôle et donner à un commerçant qu’il protège le citoyen. Il faut travailler avec sa conscience, il se dit que je suis là pour une mission de l’Etat, et si on m’a commis à cette tache sait qu’on n’a confiance à lui, c’est pour sauver la population. Mais c’est pour juste remplir les feuilles »  a dénoncé le colonel Moussa Thiegboro.

Nous y reviendrons!

 

Alpha Mamadou Bobo BALDE

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