Guinée : Les ONG de défense des droits de l’Homme projettent une manifestation contre la restriction des libertés publiques

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Une vingtaine d’ONG de défense des droits humains prévoit de marcher à Kaloum, le centre administratif du pays le mardi,  06 décembre 2018 pour demander la levée de l’interdiction des manifestations, protester contre l’intervention de l’armée dans le maintien d’ordreet surtout exiger la justice  des victimes des violences de l’Etat de 1958 à nos jours. Maitre Hamidou Barry, avocat à la cour l’a annoncé chez nos confrères de la radio Nostalgie-Guinée  dans l’émission Africa  2015.

« Nous entendons faire une manifestation pacifique le 06 décembre 2018 dans la commune de Kaloum. Et solennellement,  la lettre d’information a été déposée. Nous avons l’accusé de réception. Ce sont  toutes les organisations fondamentales de défense des droits de l’homme dans notre pays sur l’initiative de l’OGDH, (Organisation Guinéenne des Défenses des Droits de l’Homme), la première organisation créée en 1990  qui a eu cette idée de marcher pour réclamer trois choses : Premièrement,   la levée rapide et systématique de l’interdiction de manifester   dans notre pays. C’est anticonstitutionnel, c’est illégal. Nous l’assumons. Vous savez, il y’a l’interdiction légale par un acte et il y’a l’interdiction de fait. Chaque fois qu’une entité politique, sociale, syndicale ou ONG entend  marcher (manifester),  les gens sont empêchés de marcher. Ça c’est une interdiction de fait. Donc il faut qu’on lève cette interdiction de fait ;

Deuxièmement, nous marchons pour qu’on rende justice à tous les cas de  violation des droits de l’homme depuis 1958, Camps Boiro, 1985 etc.  Nous marchons pour que l’armée ne soit pas dans le cadre de maintien d’ordre conformément à la loi L009 du 04 Juin 2015 », déclare l’avocat-activiste des droits de l’Homme sur les raisons de cette manifestation.

A la question de savoir si cette manifestation est- autorisée, Me Hamidou Barry répond : « Vous savez,  en Guinée la manifestation est soumis à  un régime déclaratif.  On informe et  l’Etat prendles dispositions pour encadrer cette marche. C’est dans l’intérêt de l’Etat, ça grandira l’Etat. Maintenant c’est la dernière phase. Si  on interdit à ce que les ONG de défensedes droits de l’Homme marchent en Guinée, on a qu’à enterrer la constitution, on a qu’à enterrer les dispositions de l’article 621 du code pénal  d’Octobre 2016. On a qu’à, en ce moment,  arrêter des discours disant qu’on n’a pas interdit ».

Kalil Camara (STG), 628879766

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