Guinée : La grève des enseignants, source de division

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La Fédération Professionnelle Syndicale de l’Education (FSP) a, par la voix de son premier secrétaire à Matoto, réagi à la grève des enseignants déclenchée depuis le lundi 13 novembre dernier. Ibrahima Kader Camara soutient que l’acteur principal de ce mot d’ordre de grève ne serait qu’Aboubacar SOUMAH, un responsable du SLEG, Syndicat Libre des Enseignants de Guinée, récemment nommé comme DPE de Dinguiraye mais qui n’a pas rallié son nouveau poste. Ce qui entraina sa suspension.

« On n’a pas à demander l’avis d’un fonctionnaire pour le muter. On a des écoles à l’intérieur qui chôment. C’est au ministre de l’enseignement pré-universitaire en connivence avec celui du budget de voir où il y’a besoin mais tout le monde veut rester à Conakry » indique le premier secrétaire de la FSP à Matoto.

Selon des constats sur le terrain, le manque d’entente entre la FSP et le SLEG entraine une diversification du mot d’ordre de grève dans la capitale tout comme à l’intérieur du pays. A Conakry par exemple, certaines écoles comme le lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya semblent suivre le mot d’ordre contrairement aux lycées 2 octobre à Kaloum et 2 Aout de Donka où l’affluence était au rendez-vous dans la matinée. Ce décalage est dû à la division des syndicalistes à l’interne même d’abord du SLEG. La déclaration de son secrétaire général dan la commune de Ratoma, KEITA Takoura, en est une illustration quand il dit, je cite : « la grève dont on parle maintenant est entretenue par des éléments égarés du SLEG ».

Des démarches auraient été entamées pour dissuader les grévistes. A Matoto, les syndicats de la FSP dans cette commune ont mis à profit leur assemblée générale pour amener des enseignants à de meilleurs sentiments. De son coté, Keita Takoura trouve que cette grève sera de trop pour le SLEG dont le bureau exécutif doit faire face à une reconstitution. « Il faut d’abord chercher à balayer la maison car ça ne va pas au niveau du bureau exécutif national du SLEG », indique-t-il.

En se réjouissant de la réplique de l’intersyndicale CNTG / USTG, respectivement les syndicats de tutelle de l’intersyndicale FSP / SLEG, le gouvernement à travers son porte-parole, Albert Damantang CAMARA, trouve que cette grève intervient en violation du code du travail : « Une grève ne peut être déclenchée qu’après négociation faites avec les syndicats les plus représentatifs. Le ministre du travail affirme que ces syndicats grévistes n’ont pas respecté leur engagement.

 

Hassatou Lamarana Bah

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