Guinée/Gaoual : « Aujourd’hui nous avons à faire avec une population laissée pour contre par l’Etat »

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Les fortes pluies qui se sont abattues sur Gaoual la semaine dernières ont détruit des cases et des biens des populations dans le district de Diana, sous préfecture de Koumbia. Pas de pertes en vies hum. Désemparés, les ressortissants de la localité s’inquiètent et demandent à l’Etat de venir au secours des populations sinistrées. 

Dans un entretien accordé à notre rédaction, Moustapha Sow ressortissant de Koumbia revient sur les circonstances de l’inondation. « Diana se trouve à sept (7) kilomètre de la commune rurale de Koumbia, situé à son tour  à 35 kilomètres de la commune urbaine de Gaoual. Il y a eu  l’inondation du 29 au 3  septembre 2018 car ici, il y a une précipitation très forte au niveau de la pluviométrie. Cela a causé beaucoup de dégâts. Parce que c’est un district qui est habité par des éleveurs et des agriculteurs qui ont construit des cases. Surtout,  il y a une petite rivière qui traverse le village qu’on appelle le ‘’Diannawole’’. Avec ces fortes pluies, il y a une inondation. Dès que nous avons appris la nouvelle, le sous préfet, le maire et  nous les jeunes ressortissants, nous nous sommes déportés sur le terrain pour faire l’inventaire des dégâts enregistrés. Mais force est de constater que les dégâts sont énormes. Heureusement, il n’y pas eu de perte en vies humaines. Mais toutes les cases et leurs contenues sont parties dans l’eau. Aujourd’hui, les populations passent la nuit à la belle étoile franchement, c’est vraiment catastrophique », nous rapporte-t-il.

Pour le moment,  ces sinistrés n’ont réussie aucune assistance des autorités préfectorale et du gouvernement. Un triste constat qui inquiète les ressortissants de Koumbia. D’où cet appel de Moustapha Sow : « Nous demandons à l’Etat de venir au secours de la population car il y a des risques de contamination des maladies hydriques telle que la diarrhée, le choléra etc. Aujourd’hui, nous avons à faire avec une population laissée pour contre ».

Selon notre interlocuteur, « Si l’Etat ne fait pas quelques choses c’est la catastrophe qui se prépare dans cette localité » .

Mohamed Barry, 224 624 39 57 84  

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