Guinée/Aboubacar Soumah accuse le gouvernement d’avoir planifié l’echec des examens nationaux

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Après avoir constaté les dérapages lors du déroulement des examens nationaux, Aboubacar Soumah a accusé mardi face aux médias, le gouvernement d’être responsable du faible taux d’admission des examens nationaux cette année. Selon lui cet échec aurait pour but de réduire la progression de l’orientation des élèves vers les universités privés.

Commençant par exprimer la bonne foi du SLECG en sursoyant son mot d’ordre de grève, Aboubacar Soumah affirme que contrairement aux accusations des détracteurs, les programmes ont été exécutés à 100% : « Contrairement aux accusations infondées des détracteurs du SLECG face au faible pourcentage d’admis aux différents examens, surtout au bac, le SLECG tient à rappeler l’opinion nationale et internationale que des cours de rattrapage ont été organisés çà et là, dans toutes les écoles pour être en harmonie avec la progression du programme. Les programmes ont été exécutés à 100%, les autorités de l’éducation en sont témoins, l’inspecteur générale de l’éducation, les directions nationales d’enseignement, notamment secondaires, les directions nationales de l’enseignement fondamentale… », a-t-il déclaré.

Poursuivant, il estime que le faible taux de réussite incombe la responsabilité du gouvernement pour les causes suivantes :

« le retard de la tenue des ateliers régionaux, la précipitation dans l’organisation des examens nationaux, le manque d’écarts entre les différents examens et de repos dans leurs déroulements, la diffusion tardive de la note de service désignant les surveillants fait en décombre pour en éliminer d’autres et les remplacer par les leurs, la diminution du nombre de surveillants, de correcteurs, de secrétaires alors que l’effectif des candidats a augmenté pour cette année, le choix des personnes qui ne sont pas enseignants pour la surveillance, pour la supervision et le secrétariat, le manque de feuilles de brouillon un peu partout, le retard dans l’acheminement des sujet dans les centres, l’absence de certains délégués, la sélection des enseignants comme conseillers alors qu’ils n’évoluent pas dans les classes d’examens, la politisation des examens par militantisme et par clanisme en lieu et place des enseignants, l’usage massif des téléphones dans les salles, le nombre de correcteurs déclaré supérieur à celui existant », dénonce Aboubacar Soumah.

Puis d’ajouter que le rapport de la commission nationale de réflexion sur l’éducation en Guinée a dévoilé clairement la réduction progressive de l’orientation des élèves bacheliers vers les universités privées pendant les trois (3) prochaines années.

« Illustration ; 2017 27%, 2018 26,4%, donc 2019 ce sera en dessous de ce pourcentage-là, c’est déjà programmé. Puisqu’ils ne veulent pas livre de surplus des admis aux institutions d’enseignement privée. La commission du jury de correction session 2018 relate une bonne prestation de candidats. Le SLECG après enquête analyse et interprétation des résultats, trouve que ces résultats ne reflètent pas la prestation des candidats et demande en conséquence au service national des examens de sortir les vrais résultats et demande aux élèves et parents d’élèves de se prêter à la vérification qui est la meilleure voie pour faire jaillir la vérité sur les résultats » a-t-il terminé

Alpha Mamadou Bobo Baldé

 

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