Education : Le SLECG d’Aboubacar Soumah maintient son mot d’ordre de grève

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Le mot d’ordre de grève déclenché par le SLECG continu d’être suivi dans plusieurs établissements à Conakry. Ce mardi 13 février, des enseignants ont encore boudé les classes et des parents d’élèves, eux n’ont pas voulu prendre le risque de laisser leurs enfants partir à l’école.

Au collège Koloma 2, dans la commune de Ratoma, élèves et enseignants n’ont pas mis pieds dans les salles de classes. Seulement quelques responsables de l’école étaient présents ce matin.

Au moment où nous quittions les lieux, dans les environs de 10h, toutes les salles étaient vides avec zéro professeur présent. Comme les autres écoles, les quelques dizaines d’élèves venus pour suivre les cours ont été renvoyés à la maison par faute d’enseignants.

Jean Faya Milimono, élève de la 10ème année ne cache pas ses inquiètes : « Nous volons nous préparer par les examens. Parce que l’année passée cette grève a joué beaucoup sur nous. Mais cette année, nous ne voulons pas que cette grève nous empêche de nous préparer. Dans ma classe, sur 72 élèves, nous ne sommes que 3 présents. L’Etat et les syndicalistes doivent s’entendre pour qu’on reprennent les cours ».

Sur l’annonce de sécurisation du ministère en charge de l’éducation portant sur la sécurisation des écoles pendant cette grève. L’un des responsables de cette école trouve le contraire sur le terrain. Il dénonce : « Ils avaient dit qu’ils allaient sécuriser les écoles pendant. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire que nous voyons. Au lieu de faire des déclarations de va en guerre, l’Etat doit prendre ses responsabilités. En trouvant une solution à cette grève ».

Au collège de Kipé 2 sur 22 enseignants, seulement 4 enseignants ce matin. Et sur un effectif de 2000 élèves, 308 ont répondus présents. Selon les enseignants interrogés cette morosité est due au mot de grève lancé par le camarade Aboubacar Soumah.

Elhadj Aboubacar Koumbassa, principal du collège, lui invite les parents de laisser leurs enfants venir à l’école. « Il ne sert à rien de laisser les enfants à la maison. Les parents doivent comprendre que leur avenir dépend de la formation de ces enfants. Aux professeurs, nous leurs demandons de rendre le chemin de l’école. Car les négociations sont en cours. Donc, nous les invitons à venir massivement à l’école », lance-t-il.

Par ailleurs, bon nombre d’élèves interrogés sur cette grève, appellent les autorités guinéennes à résoudre dans un cours délai ce problème épineux qui secoue depuis quelques jours le système éducatif guinéen.

Mohamed Barry

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