Fête du Travail : Voici la réaction de certains citoyens de la capitale

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La Guinée  a célébré la journée mondiale du travail ce mardi, 1er mai sur l’ensemble du territoire national. Et pourtant, nombreuses  femmes interrogées par notre reporter s’opposent à la célébration de cette journée en Guinée, vu  le taux de chômeur qui existe à travers le pays.

C’est le cas de Bountouraby Soumah, étudiante: « J’estime qu’il n’y a pas de travail, au regard du nombre important de chômeurs qui se trouvent dans le pays. Nous finissons d’étudier et on a même pas où faire des stages. Dans le cas contraire, ce sont des stages à durée indéterminée. C’est pourquoi certains jeunes préfèrent traverser la mer ou passer par le désert afin de rejoindre l’occident» dénonce-t-elle.

Pour Kadiatou Diallo, résidente à la Tannerie dans la commune de Matoto, il est temps de débattre des questions liées à l’employabilité dans le pays.  « Au lieu de faire de la ‘’Mamaya’’ au Palais, toutes les parties prenantes doivent s’assoir sur une même table pour débattre des problème de l’employabilité en Guinée, surtout rajeunir l’administration et voir ce qu’il faut pour que l’administration guinéenne travaille », recommande-t-elle.

De son côté, Mme Barry, habitante de Cosa,  dans la commune de Ratoma, dénonce le laxisme dans les administrations publiques : « Pour les autres pays du monde, le 1er mai est une réjouissance pour tous les travailleurs et une façon d’exposer leur bilan. Mais en Guinée c’est autre chose, dans les administrations il suffit de se présenter le matin et c’est fini. Certains attendent que le ministre vienne pour vaquer à d’autres occupations personnelles et pourtant ils perçoivent chaque fin du mois »

Diakité Houleymatou, ancienne présidente d’une ONG de place, invite le gouvernement à faire large diffusion de la fête du travail. « Je voudrais dire aux syndicats et à l’Etat, de toucher toutes les communes pour qu’on sente réellement qu’on est dans une fête. Faire passer assez d’informations dans les medias surtout en langues nationales pour toucher toutes les communautés ».

Hassatou Lamarana Bah

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