Enseignement Supérieur : l’Augmentation des frais d’inscription dans les universités publiques inquiètent les étudiants

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Les frais d’inscription au niveau des universités publiques ont exponentiellement augmenté. Alors que le prix était fixé à 15 mille GNF, cette année, les étudiants devront payer 250 mille GNF pour s’inscrire dans leur université respective. A l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, des étudiants ont déploré cette décision venant du haut lieu.

Orientée dans cette université, Mariama Sylla dénonce la situation économique des parents et l’augmentation des frais d’inscription « en ce moment l’état économique du pays ne permet pas à nos parents de pouvoir nous acheter des fournitures, le transport, l’habillement et ce que nous allons manger. Et voilà que le gouvernement a augmenté les frais d’inscription. Je trouve cela anormal » déplore-t-elle.

Pour la jeune étudiante, augmenter des prix sans penser à la population suscitera la corruption dans le pays « Nous sommes réellement les futurs cadres du pays et sommes victimes de tous les maux. Ces actes pareils pousseront les guinéens à la corruption et au détournement. Et certaines filles seront obligées de se livrer à la prostitution et être à la merci de certains enseignants » dénonce-t-elle.

Très remontée, Kadiatou Bah une autre étudiante invite le département de tutelle à stopper l’augmentation des prix pour le bien des citoyens « ce qui se passe est inacceptable, on augmente les prix par fantaisie, certaines de nos sœurs sont obligées d’abandonner leurs études par manque de moyen et si nous voulons que les femmes étudient, il faudrait penser à ces prix qu’on augmente à chaque rentrée scolaire et universitaire » dit-elle.

Même sentiment du côté Mme soumah mère de famille, qui s’indigne de cette initiative « tout ce problème c’est à cause de l’augmentation du prix du carburant à la pompe, donc tous les prix vont augmenter. Moi j’ai deux enfants qui sont orientés. Imaginez, j’ai 500.000 GNF pour les frais d’inscription sans oublier les fournitures, le transport et leur déjeuner, donc le gouvernement devrait revoir cette situation, car trop c’est trop ! » Prévient-elle.
Il faut noter depuis quelque temps, le système éducatif guinéen est plongé dans une crise tant sur le département de l’éducation nationale, que sur l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sans oublier celui de l’enseignement professionnel.

Hassatou Lamarana Bah

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