Elections générales en Sierra Leone: les électeurs affluent en masse

0
154

Les Sierra-Léonais ont commencé ce mercredi 7 mars à élire leur nouveau président, un poste qui ne devrait pas échapper à l’un des deux partis qui dominent la vie politique depuis des décennies, à moins qu’un « troisième homme » ne vienne bousculer la donne.

Il y a beaucoup de monde dans les bureaux de vote, puisqu’une heure avant l’ouverture des bureaux, une centaine de personnes attendaient devant les grilles de l’école « Vine Memorial » à Congo Cross. Le premier votant était là depuis deux heures du matin. Il y a eu aussi eu quelques moments de tension. Certains agents sont un peu débordés par l’affluence. Mais dans l’ensemble aucun incident grave n’a été reporté à la mi-journée.

Dans les rues de Freetown ce matin, pas d’embouteillages puisque les autorités ont interdit toute circulation le jour du vote. Quelques triporteurs sont présents, des militaires aux checkpoints, et partout ces files d’attente qui s’allongent d’heure en heure. Le taux de participation pourrait donc être assez élevé.

Les électeurs doivent remplir 4 bulletins différents, puisqu’ils doivent élire leurs maires, leurs conseillers municipaux, leurs députés et surtout leur prochain président. Deux mots reviennent dans toutes les bouches. Le premier c’est « la paix », les derniers scrutins se sont plutôt bien déroulés, mais le souvenir de la guerre civile -120 000 morts en 11 ans- reste très vivace.

L’autre mot c’est « le changement », qui pourrait intervenir via le renouvellement des dirigeants, car on assiste à une « reconfiguration » de l’échiquier politique avec l’émergence de nouvelles figures « dissidentes » des partis traditionnels. Seize candidats sont en lice dont deux femmes, mais les trois favoris sont Samura Kamara, pour le parti au pouvoir, l’APC, dauphin de l’actuel président, Julius Maada Bio pour le SLPP, le principal parti d’opposition ainsi qu’un dissident de ce même parti : Kandeh Yumkella.

Ce dernier, souvent présenté comme, le 3e homme ou encore l’« alternative » au bipartisme traditionnel, qui est influencé par l’ethnie et la géographie, pourrait créer la surprise ou du moins jouer les « faiseurs de roi » en cas de second tour.

Avec RFI

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*