Education : Vers un bras de fer entre Alpha Condé et les enseignants grévistes !

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Pendant que les pourparlers entre syndicalistes et autorités sont toujours dans l’impasse, le président de la république vient de dissiper l’espoir d’une sortie rapide et heureuse de crise qui secoue depuis quelques jours le secteur éducatif guinéen. En visite en France, Alpha Condé a affiché son mépris vis-à-vis des leaders syndicaux en les qualifiant « d’éléments surexcités », et la grève déclenchée de « grève sauvage», alors que son intervention était censée désamorcer la crise.

En écoutant le président guinéen dans cette interview qu’il a accordée à France 24, on sent une prise de position contre les déclencheurs de ce mouvement de grève sans tenir compte de la situation du terrain. En tout cas le respect du mot d’ordre de grève par des enseignants est symptomatique de la légitimité de ceux-là que le chef de l’Etat et des membres de son gouvernement appellent « groupuscule, manipulés, surexcités ».

Et pendant que le Président évoque le respect de l’accord signé avec tous les syndicats, cette grève déclenchée depuis le 13 novembre dernier continue à faire tache d’huile sur les activités dans la capitale avec bien sûr son cortège de dégâts matériels et bilan humain.

La situation devient de plus en plus compliquée. Au moment où des autorités tentent de négocier avec les « dissidents » du SLECG, ces mêmes autorités ont déclenché une campagne de diabolisation sur les ondes des médias d’Etat, rendant ces syndicalistes les seuls responsables des troubles enregistrés ça et là. Alpha COBDE et son ministre de la justice parlent désormais de poursuite contre ces syndicalistes.

Pire, le président dans son intervention n’a fait preuve d’aucune compassion à l’endroit des familles qui ont perdu leurs enfants. Alpha CONDE évoque même une éventuelle légitime défense, en parlant des agents de force de sécurité qui se sont rendus coupable de ces bavures.

C’est un bras de fer engagé désormais entre le locataire de Sékhoutoureya et des enseignants, nous relève une source qui a bien voulu garder l’anonymat. Car, le président Alpha CONDE aurait bien dit qu’il n’est pas question d’augmenter les salaires et que la grève ne lui fait pas peur».

Déclaré dans l’illégalité, des syndicalistes maintiennent leur mot d’ordre de grève et se mettent à l’abri notamment le Général Aboubacar SOUMAH.

BARRY Mohamed

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