Education : « Il ne faut pas qu’on plonge le pays dans le K.O» dixit le coordinateur général de RADDHO-Guinée

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L’observatoire de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme RADDHO-Guinée, a animé ce lundi 8 octobre 2018 à Conakry une conférence de presse pour parler de l’impact de la perte des valeurs sur la stabilité des institutions républicaines. Durant cette rencontre, le coordinateur général de cet organisme a fait un survol sur la crise qui touche le système éducatif guinéen.

Selon Moussa Samoura, le gouvernement veut jouer avec le temps pour étouffer cette crise « Nous avons un gouvernement qui joue au dilatoire, qui utilise l’usure du temps. Pour eux, ils peuvent réussir à étouffer cette crise avec le temps » analyse-t-il.

Toujours dans ses remarques, le coordinateur a rappelé que le gouvernement avait pris cette stratégie l’année passée ce qui n’a pas abouti « L’année passée les gens sont partis jusqu’à toucher la présidence, le jour où l’accord des 40% ont été touchés, parce que l’incertitude était là par rapport au pouvoir. Les femmes sont parties encercler Sékhoutouréyah et elles ont donné un ultimatum, si rien n’est fait le lendemain elles marcheront sur sekoutouréyah, et on a vu vers 22h l’accord a été signé » indique-t-il.

Pour l’activiste de la défense des droits de l’Homme, continuer sur cette allure c’est de plonger le pays dans le K.O « Je ne sais pas si c’est ça qu’ils veulent nous mener, mais il est temps qu’il prenne les dispositions afin de trouver une solution, quand il y’a dialogue forcement il y’aura consensus. Il ne faut pas qu’on plonge le pays dans le K.O » rajoute-t-il avant d’enchaîner en ces termes

« Déjà tous les enfants de ces cadres sont ailleurs, si vous remarquez ceux qui nous dirigent actuellement, leur père ont dirigé ce pays et si on ne fait pas attention, nous les pauvres c’est leurs fils qui viendront diriger le pays encore, ça sera une sorte de clan qui va nous diriger pendant des décennies » prédit-il.

Pour couper cette chaîne, M. Samoura invite les citoyens à prendre leur responsabilité.

Hassatou Lamarana Bah

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